Sécurité alimentaire : La Suisse soutient le Burkina avec 2,4 milliards de FCFA

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 La Suisse a signé une convention de 2,4 milliards de F CFA avec le Burkina, en matière de sécurité alimentaire ce mercredi 9 juin 2021 à Ouagadougou. Cette signature intervient pour garantir l’efficacité  des capacités techniques,  matérielles et financières nécessaires face aux situations alimentaires et  nutritionnelles difficiles.

Dynamiser le secteur de la sécurité alimentaire afin qu’il soit  plus dynamique, efficace et opérationnel face aux situations alimentaires et nutritionnelles difficiles, tel est l’enjeu de cette convention ratifiée par la Suisse. Il s’agit de  permettre au Burkina Faso de mieux gérer sa sécurité alimentaire. Cette convention, à hauteur de 2,4 milliards de francs CFA,  va s’étendre sur les quatre prochaines années pour  assurer des renouveaux au niveau des stocks physiques, ainsi  que des financements pour assurer une sécurité alimentaire. 

Le stock national de sécurité alimentaire est de 39336,75 tonnes. Ainsi, il est nécessaire   de mobiliser 90421 tonnes au cours de l’année 2021, soit un besoin complémentaire de 155 300 tonnes de céréales selon les acteurs en charge de l’agriculture. Le fonds touchera aussi l’achat des aliments pour les animaux en cas d’urgence déclenchée au niveau national à hauteur de 3 500 000 000  de francs CFA.

Selon Yassia Kindo, le secrétaire général du ministère de l’agriculture, il s’agit d’un fonds pour renforcer les capacités financières de leur dispositif.  « Il s’agit d’un fonds d’appui à la sécurité alimentaire  et la coopération Suisse a bien voulu apporter sa contribution à hauteur de 2,4 milliards de francs CFA. Nous avons passé à la signature de cette convention pour permettre à notre dispositif d’être plus opérationnel en résolvant les questions de vulnérabilité  alimentaire, mais aussi de vulnérabilité pastorale», a-t-il expliqué.

Jean-Michel Limat, chef de coopération, lui a affirmé que  cette convention permettra au Burkina Faso de pouvoir assurer sa « souveraineté sur la question de la sécurité alimentaire ». Et c’est dans ce cadre  que  les bailleurs de  fonds utilisent le FASA  pour pouvoir apporter leur soutien. « En l’état, le fonds de la sécurité alimentaire, il est insuffisant si l’on considère  les stocks conventionnels pour pouvoir assurer la gestion des crises. Il est important que ces stocks soient renouvelés et pour ce fait, il faut assurer des renouveaux au niveau des stocks physiques, ainsi  que des financements pour assurer en contrepartie  », a-t-il indiqué.

Le secrétaire général a profité de l’occasion, pour lancer un appel à l’ensemble des partenaires  pour contribuer davantage afin de rendre leurs dispositifs plus forts afin de  répondre aux défis actuels  en matière de sécurité alimentaire.

Joël THIOMBIANO (stagiaire)

Burkina24



Rédaction B24

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