Lutte contre les maladies non transmissibles : Environ 400 millions de FCFA pour réaliser une enquête 

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Dans le cadre de la deuxième session de l’enquête STEPS, le ministère de la santé a organisé une rencontre d’information avec la direction de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles (MNT). L’objectif du rendez-vous de ce mercredi 16 juin 2021 était de tenir le monde de la presse informé sur l’enquête STEPS qui a débuté le 11 juin dernier.

Selon l’enquête STEPS de 2013, 23% des Burkinabè consomment l’alcool, 11% sont des fumeurs et 2,1% sont dans une situation d’obésité. Plus de 7 ans après cette enquête, le « Pays des Hommes intègres » a entrepris de refaire une autre session afin de renouveler les statistiques et contribuer du même coup à réduire les facteurs à risque des MNT. Selon la directrice de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles, Dr Marie Emmanuelle Zouré, le but recherché est d’évaluer la prévalence des facteurs de risque.

Revenant sur la session d’information de la presse, Dr Marie Emmanuelle Zouré, a indiqué qu’elle vise à outiller les journalistes sur les différentes notions. « Ce sont eux qui sont les porteurs de l’information. Ils sont les mieux indiqués pour apporter la bonne information aux populations », a-t-elle soulevé. A travers cette démarche, elle souhaite une bonne adhésion de la population.

L’enquête STEPS est avantageuse car elle est « standard, flexible et simple »

La présente enquête STEPS a débuté le 11 juin dernier et va jusqu’au 30 juillet. Elle concerne un échantillon de 4322 individus. Son cout global est d’environ 400 millions de Francs CFA. De façon technique, il faut retenir que l’enquête va se dérouler en trois phases. La 1ère est l’étape des questionnaires, la 2ème  est celle des mesures physiques (taille, poids, âge) et la 3ème se rapporte aux mesures biochimiques.

Pour la directrice de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles, l’enquête STEPS est avantageuse car elle est « standard, flexible et simple ». Selon les recommandations de l’OMS, elle doit être réalisée au moins chaque 5 ans. Et ce, afin d’avoir une idée sur l’état des MNT dans le pays. Sur l’impact de ces maladies, Dr Marie Emmanuelle Zouré estime qu’en plus de l’impact négatif sur la santé, elles touchent négativement aussi la situation financière des malades et leurs proches.

En guise d’information, les maladies non transmissibles sont des maladies chroniques qui ne se transmettent pas d’une personne à une autre. Elles peuvent avoir une évolution lente et progressive. Il s’agit notamment des maladies cardiovasculaires, le diabète, le cancer et les problèmes respiratoires. Comme facteurs de risque, il y a, entre autres, l’âge, la mauvaise alimentation, la sédentarisation, l’inactivité physique, le tabagisme, l’alcool et des facteurs environnementaux.

Cependant, la directive de la prévention et du contrôle des MNT estime que pour lutter contre ces maladies, 4 grands points sont à prendre en compte. « D’abord, il faut avoir une alimentation saine et équilibrée (pas trop salée, pas trop sucrée et pas trop grasse), éviter la consommation du tabac et de l’alcool, pratiquer une activité physique régulière et faire des bilans de santé régulièrement », a expliqué la Dr Marie Emmanuelle Zouré.

Basile SAMA

Burkina 24



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