Burkina Faso : Le processus de passation et d’exécution des marchés publics de 2018 à 2019 passé au peigne fin

L’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) a procédé à la validation du rapport de synthèse provisoire de l’audit indépendant des marchés publics, gestion de 2018  et 2019. C’était au cours d’un atelier tenu ce jeudi 17 juin 2021 à Ouagadougou.

Dans le but de proposer aux gouvernements des réformes adaptées du secteur des marchés publics, l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP)  procède régulièrement à des évaluations périodiques du système de commande. A ce titre, elle a procédé à la validation du rapport de synthèse provisoire de l’audit des marchés publics, gestion 2018 et 2019, ce jeudi 17 juin 2021 à Ouagadougou.

Selon le Dr Tahirou Sanou, secrétaire permanent de l’ARCOP, cette activité a pour objet de vérifier le processus de passation et d’exécution des marchés passés au cours des années 2018 et 2019, afin de mesurer le degré de respect des dispositions et procédures édictées par les textes en vigueur en matière de commande publique. « Cette étude a concerné un échantillon de 128 autorités contractantes et centrales, décentralisées et déconcentrées. Elle a permis d’apprécier la mise en œuvre des dernières réformes du système qui sont entrées en vigueur depuis février 2017 », a-t-il ajouté.

Il a également indiqué que ces échanges sont une nécessité, car elles permettront, à posteriori, de corriger les pratiques non réglementaires des acteurs et d’adapter davantage les textes aux réalités sans rompre leur conformité aux standards communautaires. « Je vous invite à participer aux échanges tout en espérant que cet atelier soit un cadre de diffusion approfondie de sorte que les recommandations qui seront issues puissent revêtir la clarté et la précision sur la mise en œuvre des textes », a souhaité le Dr Tahirou Sanou.

« Nous avons constaté que les normes fixées par l’autorité ne sont pas beaucoup utilisées »

Thierry Yovo Dossou, expert-comptable et responsable de cet audit, s’est à son tour prononcé sur le contenu du rapport présenté. À l’entendre, cette étude a été faite sur un échantillon de 128 autorités contractantes soit près de 2.000 marchés qui ont été choisis aléatoirement.

« Cet échantillon a concerné aussi bien l’administration, les structures déconcentrées, des communes urbaines et rurales. Nous avons identifié les différentes faiblesses au niveau de ces différentes phases de planifications. L’objectif ici, c’est d’amener les acteurs à exprimer leurs difficultés observées au cours de ces phases. Nous avons donc constaté que les normes fixées par l’autorité ne sont pas beaucoup utilisées », a-t-il confié.

En termes de perspectives, à la sortie de cet atelier, un chronogramme de mesure sera établi avec les acteurs nationaux pour donner une suite « appropriée  » aux différentes propositions.

Jules César KABORE

Burkina 24



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