Burkina Faso : Les chevaux ont galopé au « Grand prix hippique international de l’intégration »

L’hippodrome de Pabré a vibré le dimanche 27 juin 2021, au rythme de la finale de la première édition de la compétition équestre « Grand prix hippique international de l’intégration « .

Débuté le vendredi 25 juin 2021, le « grand prix hippique international de l’intégration » a connu sa dernière prestation ce dimanche 27 juin 2021. Cette compétition organisée par l’association des éleveurs de Neema (cheval en langue nationale mooré) a enregistré la participation de plusieurs pays africains, notamment le Cameroun, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Tchad, le Mali et le Burkina Faso, pays hôte.

Les différentes courses

Cinq courses ont été offertes aux amoureux et amateurs du sport équestre lors de cette finale. Les deux premières courses ont été ponctuées par les victoires des jockeys burkinabè et leurs écuries. En effet, dans la première course composée du groupe A, le cheval burkinabè, Big boss venu de Bobo-Dioulasso est arrivé en première position, suivi de Neymatoulaye et Flamme tous deux de Ouagadougou.

Le groupe B dans la deuxième course a été marqué par l’arrivée en première position du cheval burkinabè Passekde. Sabena et Helo ont occupé respectivement les 2e et 3e places. Ce sont tous des chevaux de la capitale burkinabè.

La troisième course dénommée « Arrow Niger » a connu l’arrivée en première position du cheval nigérien Zidane. Il s’est fait suivre de Askey et Maïwaouri. Suite à un litige, le nom du gagnant dans la quatrième course, « Soudan B » n’a pas été dévoilé. Il était difficile de les départager, ils ont presque franchi la ligne d’arrivée au même instant.

Sept pays africains ont participé à la compétition

Dans la quatrième étape, « super crack », le Mali est largement en tête avec ses chevaux Banainai, Gaing et Icone Allah. Enfin, la sixième étape a été remportée par le Nigérian Golden Héro qui a franchi le premier la ligne d’arrivée et s’est fait accompagner par Charlatan et Mademoiselle. C’est sur un espace étalé sur une superficie de 2000 mètres que les différents jockeys se sont mesurés.

À noter que tous les six premiers des ces six groupes sont repartis avec une voiture, un trophée et une enveloppe de 200.000 francs CFA. Les 2e et 3e ont reçu des enveloppes de 500 000 et de 300 000 francs CFA. Également, les prix spéciaux ont été décernés aux différents pays invités. Les 4e ont quant à eux reçu une enveloppe de 150 000 francs CFA.

Alassane Bala Sakandé remettant le trophée à l’équipe nigériane, qui a remporté la dernière course de la compétition « Soudan A »

Pour les responsables de l’association des éleveurs de Neema, le « Grand prix hippique de l’intégration » a été initié pour magnifier et promouvoir le cheval au Burkina Faso. Pour eux, le cheval n’est plus à présenter au « Pays des hommes intègres ». Malgré cela, la dimension économique de l’animal reste toujours occultée. D’où la naissance de cette rencontre pour briser cette barrière.

Malick Demé, secrétaire général de l’association des éleveurs de Neema et promoteur du « Grand prix hippique international » (au milieu)

Pour Malick Demé, secrétaire général de l’association, l’organisation de cette première édition a été une totale réussite.

« Magnifier le cheval« 

Alassane Bala Sakandé, parrain de cette première édition, par ailleurs, président de l’Assemblée nationale, a rappelé que l’emblème du Burkina Faso est symbolisé par le cheval. Et qu’il était important de soutenir l’association pour son initiative qui vise à magnifier et promouvoir le cheval. À l’écouter, cette compétition a ainsi placé le Burkina comme l’épicentre de la compétition hippique au niveau de la sous-région.

Bala Sakandé, président de l’Assemblée nationale et parrain de cette édition

Pour lui, le cheval rappelle beaucoup de choses au-delà du fait qu’il soit sur l’emblème du pays. Le cheval concerne la chefferie et la religion au Burkina Faso, selon ses mots. « Alors qui dit tradition, qui dit religion, a trouvé des solutions aux problèmes des Burkinabè« , a-t-il poursuivi. Saluant la compétition et le faire play, de l’avis d’Alassane Sakandé c’est l’Afrique en général et en particulier l’Afrique de l’Ouest qui a gagné.

De son côté, le ministre des sports et loisirs, Dominique André Nana a salué le travail abattu par le comité d’organisation bien que toute œuvre humaine reste toujours perfectible.

Dominique André Nana, ministre des sports et loisirs

Il a promis que de concert avec les membres de la fédération de cette discipline et  ceux de l’association, ils travailleront sur les imperfections afin que celles-ci n’entravent pas le championnat qui est prévu pour le 3 juillet 2021.

Willy SAGBE
Burkina 24



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