Burkina Faso : Après quinze ans de mise en œuvre, une halte pour examiner la loi sur les semences

Le ministère de l’agriculture, de l’aménagement hydro-agricole et de la mécanisation a organisé un atelier de validation des propositions de modification de la loi n°010-2006 portant règlementation des semences végétales au Burkina Faso. L’activité s’est déroulée ce mardi 29 juin 2021 à Ouagadougou.

Le Burkina Faso a adopté le 31 mars 2006 la loi n°010 portant réglementation des semences au Burkina Faso en vue de créer un cadre institutionnel et législatif favorable au secteur semencier et garantir la qualité des semences. Et c’est en 2009 que la CEDEAO à son tour a adopté le règlement semencier communautaire portant sur les plants.

Après quinze ans d’application de la loi 010, il s’avère nécessaire de faire une halte en vue, non seulement de la relire mais également de la conformer avec le règlement de la CEDEAO. De nombreuses propositions seront étudiées au cours de cet atelier. « Ce qui sera étudié, c’est l’ensemble des modifications qui viennent corriger les défaillances de la loi de 2006. Quand vous regardez le circuit de contrôle qualité, de commercialisation et de certification, il y a tout un ensemble de difficultés. Il y a un fonds semencier qui a été proposé pour faciliter les travaux de recherches au niveau de nos instituts de recherches. Enfin, nous proposons une place de choix au secteur privé », a affirmé le secrétaire général du ministère de l’agriculture,  Yassia Kindo.

Pour la mise en œuvre de cette loi, USAID a apporté son soutien au gouvernement burkinabè. « USAID a travers le projet Yidgiri a financé la tenue des séances de travail qui ont réuni des équipes pluridisciplinaires composées d’experts nationaux »,  a laissé entendre Karen d’Aboville, représentante de l’USAID.

« Je suis content d’être ici ce matin parce que cet atelier de validation de la loi semencière et de son harmonisation avec la réglementation régionale est un processus qui avait été accompagné dans le cadre de la collaboration entre le projet que j’ai l’honneur de diriger et le ministère de l’agriculture », a affirmé le chef du projet, Djinasbé Ngaradoum. Il a ajouté que cet atelier permettra de valider les propositions d’amendements afin de procéder à l’adoption au niveau de l’Assemblée nationale. La représentante de l’USAID a affirmé que son organisation va continuer à soutenir le gouvernement burkinabè afin de contribuer à la sécurité alimentaire de la population.

Sanata GANSAGNE (stagiaire)

Burkina24



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