Burkina : La phase pilote du mécanisme de gestion des informations sur le genre dans la région du Centre-Ouest présentée aux acteurs

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Le ministère de la femme a présenté le mardi 29 juin 2021 la phase pilote du mécanisme de gestion des informations sur le genre dans la région du Centre-Ouest. Cette présentation laisse comprendre que le mécanisme numérisé de gestion des données est désormais une réalité au Burkina Faso en attendant qu’elle se déploie sur l’étendue du territoire.

La protection des droits des femmes et des jeunes filles était sur la table de discussion le mardi 29 juin. Le ministère en charge de la femme a initié un atelier pour présenter la phase pilote du mécanisme de gestion des informations sur le genre dans la région du Centre-Ouest au Burkina Faso.

Pour promouvoir les droits de la gent féminine, le département de la femme juge bon de mettre à disponibilité des données pertinentes, régulières et fiables. C’est dans ce sens que la région du Centre-Ouest a été sélectionnée pour les débuts de cette numérisation. « Le gouvernement souhaite étendre très prochainement le mécanisme à toutes les régions du Burkina Faso et prioritairement aux cinq autres régions humanitaires », a mentionné Marshall Ilboudo, ministre en charge de la femme.

Ce mécanisme a été mis en route en partenariat avec l’Agence nationale de développement belge (ENABEL) et la Belgique porte une attention particulière aux thématiques liées au genre.

Pour le respect des droits de la femme et de la Jeune fille

Ce royaume coopère avec le Burkina Faso dans ce cadre à travers des financement de certaines ONG comme Plan International pour la lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, et également par le canal d’un partenariat bilatérale belgo-burkinabè pour les droits sexuels et reproductifs pour la période de 2019 à 2023.

Selon Jean Jacques Quairiat, Ambassadeur du Royaume de Belgique au Burkina Faso, la numérisation de la gestion des données sur le genre au Burkina Faso est salvatrice en ce sens qu’elle vient améliorer l’efficience du mécanisme de traitements des données jusque-là lent puisque manuel, couteux en matière de paperasses et avec un risque de retranscription erronée, sans compter les aspects de confidentialité et la sécurité des données.

En ce qui concerne les données qui seront révélées au cours de l’activité, l’ambassadeur a confié que « disposer de ces données génère des évidences qui seront abordées lors de cet atelier, évidences qui devraient mener au plaidoyer et à l’action ».

La ministre en charge de la femme, Marshall Ilboudo, a indiqué qu’au Burkina Faso, le droit de la femme et de la Jeune fille est miné par des pratiques problématiques telles que les pratiques discriminatoires en défaveur du genre féminin, les mutilations génitales ainsi que les violences conjugales qui « touchent les hommes et les femmes mais sont principalement accentuées chez les femmes et les jeunes filles ».

Hamadou DIALLO (stagiaire)

Burkina 24



Rédaction B24

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