Tribune I Hausse des prix des céréales : Le Mouvement Soyons Sérieux pour des mesures vigoureuses

Ceci est une déclaration du Mouvement Soyons sérieux sur la hausse des prix des céréales au Burkina Faso.

Le panier de la ménagère au Burkina Faso s’est fortement rétréci telle une peau de chagrin. En effet, la flambée des prix de denrées alimentaires de premières nécessités ce premier semestre de l’année 2021 est durement vécue par les populations.

Du maïs en passant par le haricot, le mil, le sorgho, l’huile, le lait et j’en passe, les prix ont pratiquement doublé. Si cela peut sembler être un phénomène courant, il convient cependant de noter que ces augmentations fulgurantes vont s’empirer si elles ne sont pas jugulées.

La récente sortie fantaisiste du ministère en charge du commerce et de ses partenaires sur le sujet s’apparente à faire du médecin après la mort par des actions sporadiques sans impact réel. Car le Mouvement soyons sérieux (MSS) s’interroge : pourquoi attendre à chaque fois qu’il y ait augmentation des prix pour opérer des contrôles ?

Ces contrôles ne peuvent-ils pas être réguliers et prendre en compte à la fois la qualité et le prix des produits ? Cela est d’autant plus crucial car il s’agit de la santé des populations. Aussi, la dégradation de la situation sécuritaire entrainant l’abandon des champs dans presque le tiers du territoire national présage un déficit céréalier très accru pour la campagne agricole à venir.

C’est pourquoi le Mouvement soyons sérieux interpelle le gouvernement afin qu’il agisse vigoureusement pour soulager les populations grandement éprouvées par l’adoption d’un plan d’urgence de sécurité alimentaire, l’appui aux agriculteurs en semences et en intrants dans les zones non touchées par l’insécurité pour des productions intensives et à haut rendement, l’augmentation du nombre de boutiques témoins et leur dotation conséquente en vivres et l’ouverture des frontières terrestres.

Sur ce dernier point, le mouvement estime que la fermeture des frontières est contre-productive et affecte négativement l’économie intérieure basée essentiellement sur le commerce transfrontalier avec les pays de la sous-région. La levée de cette mesure apportera un souffle nouveau aux activités économiques en souffrance.

Ni indifférence, ni ingérence pour un Burkina Faso meilleur !!! 

Pour le Mouvement

Le Secrétaire général

Mahama NANA



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