Covid-19 au Burkina Faso : Le ministère de la santé veut vacciner les opposants politiques

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Les vaccins Johnson Johnson et Sinopharm viendront appuyer l’Astrazeneca au Burkina Faso dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Afin de toucher l’ensemble de la population, le Ministre en charge de la santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, a reçu l’accord des membres de l’opposition pour la sensibilisation de la population sur la nécessité du vaccin. C’était lors d’une rencontre tenue ce lundi 12 juillet 2021 à Ouagadougou, entre le Pr Charlemagne Ouédraogo et les partis membres de l’opposition au siège du CFOP.

Il s’est agi pour le Pr Charlemagne Ouédraogo d’apporter les informations nécessaires au chef de file de l’opposition burkinabè (CFOP), Eddie Komboïgo, et les partis membres de l’opposition. Deux heures de temps de discussion ont servi à la délégation du ministre de la santé pour tenter de convaincre l’opposition sur la nécessité d’associer sa voix à celle du gouvernement, afin d’emmener la population à adhérer au vaccin contre le Covid-19.

« C’est une démarche républicaine auprès du CFOP pour demander leur accompagnement dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, en particulier pour susciter la demande et un engagement communautaire en faveur de la vaccination », a indiqué le ministre.

En termes de stratégie de lutte contre la maladie, le Pr Charlemagne Ouédraogo a décliné le point sur le premier vaccin, l’Astrazeneca, introduit le 2 juin 2021. « C’est une stratégie en plusieurs phases et la première phase qui ne concerne pas tout le monde a permis d’enregistrer 31 000 personnes qui ont reçu le vaccin. Et nous voulons faire un progrès, c’est pourquoi nous sommes venus voir le Chef de file de l’opposition », a-t-il détaillé.

Deux nouveaux vaccins bientôt

L’occasion faisant le larron, le Pr Charlemagne Ouédraogo a saisi l’occasion pour annoncer l’arrivée de deux nouveaux vaccins au Burkina Faso. « Nous attendons bientôt Johnson Johnson, qui nous a été offert par le président américain Joe Biden et nous avons aussi Sinopharm qui nous a été offert par la République populaire de Chine », a-t-il informé.

Dès lors, il a décliné ses attentes vis-à-vis de l’opposition. « Nous attendons que le chef de file de l’opposition nous donne une date pour que nous puissions déployer notre équipe ici pour vacciner le chef de file de l’opposition lui-même et ses camarades pour montrer manifestement et concrètement son engagement pour soutenir les efforts du ministère de la santé afin que ses électeurs et ses militants se portent bien », a souhaité le Pr Charlemagne Ouédraogo.

Pour Eddie Komboïgo, le chef de file de l’opposition politique, la fiabilité du vaccin est le souci majeur de la population. « Vous avez entendu dans la ville, un peu de peur des uns et des autres, non pas parce qu’ils ne connaissent pas ce que c’est qu’un vaccin, mais la rapidité avec laquelle nous avons trouvé le vaccin », a-t-il confié.

« La vraie pandémie qui touche le Burkina c’est le palu »

A l’écouter, le paludisme est le véritable cauchemar des Burkinabè. « Le gouvernement a inversé les priorités. Depuis plus de 20 ans, nous poursuivons le ministère de la santé de nous trouver un vaccin contre le palu qui ravage le Burkina Faso. Le Covid-19 a peu touché le Burkina. Chaque année, des milliers de Burkinabè meurent à cause du palu. Donc, la vraie pandémie qui touche le Burkina, c’est le palu », a-t-il souligné.

Nonobstant, le chef de file de l’opposition dit être prêt à accompagner le ministère de la santé. « Nous sommes tout à fait d’accord à l’accompagner. Quand il aura son Johnson Johnson, il viendra pour que nous puissions nous vacciner », a-t-il répondu.

Cependant, Eddie Komboïgo a prôné la vigilance. « Lui et son gouvernement ont la responsabilité de garantir que tous ces vaccins qui sont envoyés au Burkina Faso sont de qualité et que s’il y avait des effets indésirables sur la vie des populations, ils seront responsables », a-t-il conclu.

Akim KY

Burkina 24



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