Tabaski 2021 au Burkina Faso : Prière pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale

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Les fidèles musulmans du Burkina célèbrent la fête de l’Eid El Kebir ce mardi 20 juillet 2021. La grande prière à la Place de la Nation de Ouagadougou a été une occasion, pour eux, de demander une fois de plus à Allah la paix, la sécurité et la cohésion sociale pour le « Pays des Hommes intègres ». 

Il est 8H à la place de la Nation de Ouagadougou quand nous arrivons sur place. Comme premier constat, quelques fidèles sont déjà sur les lieux.  Du côté des organisateurs, on s’attèle à réussir la prière de Tabaski comme les années antérieures. Des familles entières rallient cet “endroit mythique” du peuple burkinabè. Enfants, femmes, hommes, et personnes âgées, chacun était présent et s’était mis dans son 31. 

Le non-respect du port du masque s’est fait, par ailleurs, remarqué. Les mesures barrières semblent avoir été troquées contre des câlins, des embrassades et des poignées de mains. Simple oubli ou baisse d’attention !

Il faut le rappeler, le Covid-19 reste présent et surtout que des variantes font des victimes sous d’autres cieux. Mais certains ont compris cela. 👇🏿

Peu avant 9H, on assiste à l’arrivée des autorités (coutumières, religieuses et politiques). Une fois tous les fidèles installés, l’iman du jour, El Hadj Abdallah Ouédraogo peut enfin débuter la prière de l’Eid El Kebir. Il est 9H passées de quelques minutes lorsque la prière a débuté. Une occasion pour les fidèles d’adresser des prières pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale pour le Burkina Faso.

«  La Tabaski est un signe fort pour les musulmans. C’est une célébration de sacrifice, un don de soi (…) L’iman a beaucoup prêché l’entente, le sacrifice, le don de soi et surtout le renforcement de la cohésion sociale. C’est le signe fort que nous avons eu également avec la présence d’autres communautés. Cela montre que nous sommes dans un pays où nous respectons les religions, nous faisons la promotion de la cohésion sociale et du vivre-ensemble »,

El Hadj Mohamed Ouédraogo, vice-président de la communauté musulmane du Burkina Faso

Après deux Rakats, El Hadj Abdallah Ouédraogo termine la prière. Place alors au sermon du jour, l’équivalent en Islam de deux autres Rakats. Dans ses propos, il appelle les fidèles musulmans à être des Hommes de paix et de tolérance. 

Des propos tenus au moment où le nonce apostolique avait les yeux rivés sur lui. L’on pouvait également remarquer que le ministre en charge de la réconciliation nationale, Zéphirin Diabré, et celui en charge des cultes, Clément Sawadogo, épousaient le sermon de l’imam. Et cela avec juste raison quand on sait que le Burkina a entamé un processus de réconciliation nationale.

« C’est un jour de fête », ce sont les mots du ministre en charge des cultes, Clément Sawadogo à l’issue de la prière. « Nous sommes venus, au nom du gouvernement, communier avec nos frères musulmans », a-t-il ajouté. Par rapport au message prononcé par l’iman, il a marqué son adhésion. A l’occasion de cette journée grandiose, selon ses propos, les souhaits ont été focalisés sur « plus d’unité et de cohésion ». Et ce, afin que le Burkina Faso atteigne sa vitesse de croisière pour un réel développement.

De son côté, le Nonce Apostolique Mgr  Michael Crotty a rappelé qu’il se tient à la place de la Nation aux côtés des fidèles musulmans en tant que représentant du Pape François. Le message du Saint Père est donc celui d’un soutien aux musulmans du Burkina. 

« Nous sommes tous frères et sœurs de la même famille », a martelé Mgr Michael Crotty. Au-delà de cette solidarité affichée, l’église catholique témoigne également son « respect pour les autres communautés religieuses ». Pour le religieux, « c‘est un plaisir d’être ici pour cette célébration ».

Basile SAMA

Burkina 24



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