Burkina Faso : Le ministère de la communication pour la consolidation de la cohésion sociale

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Le ministère de la communication et des relations avec le parlement tient son premier conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) ce lundi 2 août 2021 à Ouagadougou. Cet exercice, premier du genre au titre de l’année 2021 se tient sous le thème : « Communication et cohésion sociale : quelle contribution du ministère de la communication et des relations avec le parlement ? ». 

Les acteurs du secteur ministériel en charge de la communication tiennent leur premier CASEM de l’année. Un exercice qui sera consacré à plusieurs examens et adoptions des rapports des actions entamées par le secteur au cours du premier semestre de l’année en cours.

Il s’agit notamment du rapport d’exécution budgétaire, du rapport d’activité du premier semestre. Il sera aussi question pour les acteurs d’émettre des résolutions et des recommandations pour mieux découler leurs activités durant le dernier semestre de 2021.

Le ministre en charge de la communication, Ousséni Tamboura a mentionné que le présent CASEM se veut également une occasion de réflexion sur la contribution de son département en matière de cohésion sociale.

« Le terrorisme en général, le terrorisme sahélien en particulier, est d’une violence asymétrique qui se nourrit et s’enracine de nos fractures sociales. Notre rôle en tant que département chargé de la communication est d’y construire des digues et des armes justes et fortes pour contrer le terrorisme et ses avatars », a notifié le ministre de la communication.

Pour le ministre Tamboura, défendre et promouvoir l’image du Burkina Faso colorée en rouge à cause du terrorisme est une « question qui mérite une stratégie d’attention sans faille, si nous voulons que notre pays dans cette mondialisation des opportunités développe ou rétablisse son attractivité économique et culturelle ».

Le Burkina Faso a, au cours du conseil des ministres extraordinaire le vendredi 30 juillet 2021, adopté un nouveau référentiel de développement. Il s’agit du plan national de développement économique et social II (PNDES II). Selon les explications fournies par le porte-parole du gouvernement, l’axe I de ce référentiel vise à consolider la résilience, la sécurité, la cohésion sociale et la paix, qui, selon ses propos, interpelle son secteur pour l’atteinte de deux objets stratégiques.

Le premier objectif est de renforcer la résilience de la population et des communautés pour empêcher leur basculement dans la radicalisation et l’extrémisme violent.

« Pour l’atteinte du premier objectif, notre département doit contribuer, entre autres à augmenter le sentiment d’appartenance à la nation de 25%, d’augmenter de 15% le niveau de confiance aux institutions républicaines et de faire passer la proposition et de faire la promotion des jeunes engagés dans les actions citoyennes de 13,6 % en 2020 à 25% en 2025 », a-t-il confié.

La promotion de la démocratie et la bonne gouvernance politique interpelle le département de la communication et constitue son deuxième objectif. Concernant cet objectif, le gouvernement à travers le ministère de la communication s’est donné pour ambition d’assurer l’accès à l’information juste sur la période 2021-2025.

« L’ambition poursuivie est d’améliorer la couverture du territoire national par la radio nationale en faisant passer le taux de 95,8 % en 2020 à 98% en 2025, la couverture du territoire national par la presse écrite de 75 % en 2020 à 95 % en 2025 et d’accélérer la déconcentration des médias publics en amenant le taux y relatif de 50% en 2020 à 70% en 2025 », a-t-il relevé.

Par ailleurs, il a annoncé une augmentation du taux de couverture de la télévision publique nationale de 98% en 2020 à 100 % en 2025. « S’agissant de la liberté de presse, l’objectif est de ramener l’indice de la liberté de presse de 23,47 à 21 en 2025 », a-t-il ajouté.

À entendre Ousséni Tamboura, les missions assignées à son département par le nouveau référentiel viennent conforter les acquis engrangés au cours du premier semestre de l’année. Des communications et des débats seront au menu au cours de cette rencontre afin de voir comment le ministère en charge de la communication peut contribuer au renforcement de la cohésion sociale au « Pays des Hommes intègres ».

Willy SAGBE

Burkina 24

 

 

 



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