Covid-19 au Burkina Faso : L’administration de la deuxième dose de vaccin lancée

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 Ce lundi 2 août 2021, le ministre de la santé a lancé l’administration de la deuxième dose de vaccin contre le covid-19 au Burkina Faso. Ce lancement constitue également une invite à la population à participer à cette campagne de vaccination.

Accompagné du ministre de la communication, Ousséni Tamboura, des partenaires techniques et financiers, ainsi que d’autres autorités, le ministre de la santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, a lancé l’administration de la deuxième dose de vaccin contre le covid-19 au Burkina Faso,  au sein du Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Kossodo.

Selon lui, le message qui est passé à travers cette campagne est de marquer l’adhésion du gouvernement à la vaccination  contre le covid-19  et engager la communauté  à participer à cette campagne de vaccination contre la pandémie, afin  d’être protégée.

Le ministre de la santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, en train d’administrer le vaccin  AstraZeneca au ministre de la communication, Ousséni Tamboura.

« C’est vrai que nous parlons depuis un moment de réouverture des frontières mais il faudra l’envisager lorsque nous allons atteindre un certain niveau d’immunisation de la population de sorte à éviter la recrudescence de cette maladie avec des formes graves qui pourraient être délétères pour la population », a-t-il expliqué.

Il a aussi annoncé qu’une campagne dénommée « tempête » est engagé cette semaine. « Cette campagne vise à rendre le vaccin plus disponible dans plus de 2500 CSPS du Burkina. Environ 3000 sites de vaccination y compris la région du Centre seront disponibles. Pour cette région du Centre, nous allons passer de 76 à 400 sites de vaccination pour  que le maximum de personnes puisse s’enrôler et pour qu’il n’y ait plus  de longues files d’attentes dans les sites de vaccination », a ajouté le ministre de la santé.

« Une fois que vous avez reçu votre  2e dose, vous avez complété votre vaccination. Vous êtes protégé et vous pouvez, sur le plan électronique, à partir du site du ministère de la santé et du site dédié à la vaccination, télécharger votre pass vaccinal qui vous permet de voyager à travers le monde. A chaque fois qu’on va vous le demander vous pouvez présenter. Bientôt on délivrera une copie de cette carte de vaccination mais toute personne qui a un smartphone et qui a complété sa vaccination peut générer le pass électronique sur son téléphone (…)»

Pr Charlemagne Ouédraogo

Le ministre a laissé entendre que près de 40.000 personnes ont été vaccinées, mais que ce nombre n’atteint pas leurs attentes car l’objectif est d’atteindre 70% de la population. « Aujourd’hui nous sommes en train d’utiliser AstraZeneca. Dans les jours à venir,  nous allons utiliser d’autres produits qui vont venir s’ajouter dont  Johnson & Johnson et Sinopharm et bien d’autres vaccins homologués par l’OMS. Tous les vaccins qui sont administrés au Burkina sont des vaccins efficaces et nous souhaitons vivement que la population puisse s’engager », a-t-il informé. 

Le chef de Wayalghin s’est aussi fait vacciner.  Il a reçu sa première dose.

En ce qui concerne la polémique sur la qualité du vaccin depuis son arrivée, le ministre de la santé a déclaré que « cela n’a rien à voir avec la réalité ». « Ce sont des fake news, comme vous les appelez et nous n’allons pas faire de mauvais choix pour la population.

Si le gouvernement a décidé d’aller vers la vaccination, c’est en toute connaissance de cause et nous avons pris l’engagement de protéger la population contre la morbidité et la mortalité dues à beaucoup de maladies », a rassuré le Pr Charlemagne Ouédraogo.

Le ministre de la santé a expliqué que pour administrer le vaccin Astra Zeneca, il n’est pas nécessaire de porter de gangs.

Il a  aussi  souhaité que tous les Burkinabè et les personnes vivant au Burkina Faso s’engagent à aller vers cette vaccination massivement afin d’ être protégés de sorte à ce qu’à la réouverture des frontières, il n’y ait pas de « recrudescence de la maladie avec des formes variantes qui font des ravages ailleurs ». 

Alice Suglimani THIOMBIANO

Burkina24



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