Politique : L’Union Pour la République (UPR) sort du bois, un congrès prévu le 11 septembre

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L’Union Pour la République (UPR) tiendra un congrès extraordinaire le 11 septembre 2021 à Dédougou. L’annonce a été faite ce samedi 21 août 2021 à l’occasion d’une conférence de presse à Ouagadougou.

Après avoir été la 3e puis la 4e force politique du Burkina, l’Union Pour la République (UPR) s’était un tout petit peu effacée de la scène politique nationale au point de se faire oublier. Aux dernières élections législatives de 2020, le parti du Baobab avait tenté de relever la tête en présentant des candidats. Mais hélas, la réalité du terrain politique leur avait rattrapé. Aucun de ses candidats en lice ne siégera à l’Assemblée Nationale. Désormais au sein du parti, le constat est clair : la belle époque se conjugue au passé.

Mais le parti du baobab ne résigne pas.  Tout comme son président, Toussaint Abel Coulibaly. « Quand on voit un tel déclin, si vous êtes responsables qu’est-ce que vous faites, est-ce que vous attendez de mourir de votre belle mort, (…) qu’est-ce qu’il faut changer, est-ce qu’il faut faire cavalier seul ? », s’interroge celui qui a été député et ministre sous Blaise Compaoré.

Si pour le moment, Toussant Abel Coulibaly n’a pas les réponses à ses interrogations, il espère en obtenir à l’occasion du congrès extraordinaire du parti convoqué le 11 septembre 2021 dans la Cité de Bankuy. A ce congrès, la vie du parti sera passée au peigne fin afin de déceler les disfonctionnements, de les corriger pour remonter la pente.

« Si en 2020, nous nous sommes présentés aux élections législatives et ne pas avoir un seul siège, ne pas se poser les bonnes questions, ce serait utopique », admet le président du parti pour qui les bonnes questions ne pourront trouver de bonnes réponses que dans un cadre statutaire.

De l’avis de Toussaint Abel Coulibaly, l’UPR ne peut pas se complaire dans sa situation actuelle. « En pareilles circonstances, il faut faire un bilan sans complaisance, en tirer des enseignements afin de mieux poursuivre notre contribution au développement national », confie le président du parti du baobab.

« La solidarité nationale ne doit plus être un vain mot… »

Lors de ce point de presse, l’UPR s’est également prononcée sur la situation nationale marquée par les attaques terroristes. Et à ce sujet, l’UPR, qui fait partie de l’Alliance des Partis et formations politiques de la Majorité Présidentielle (APMP), s’est plaint de la passivité de beaucoup de citoyens dans la lutte contre le terrorisme. 

« Ce n’est pas le changement de ministre qui, comme un coup de baguette magique, va changer la situation. Nous à l’UPR, nous avons l’impression qu’il y a un gouvernement, les FDS et les VDP qui luttent et qu’il y a une majorité des citoyens qui se contente de juger l’action de ces combattants. On parle de la défense du Burkina et la défense du Burkina ne se résume pas à un gouvernement, la défense du Burkina nous incombe tous », croit Toussaint Abel Coulibaly qui s’agace du caractère « égoïste » de certains Burkinabè.

« Nous avons une fâcheuse tendance au Burkina d’avoir un défaut duquel on se départit difficilement. C’est l’égoïsme. L’égoïsme c’est un caractère qui transcende les autres caractères au Burkina. Tant que le Burkinabè n’est pas touché, il n’y a pas de problème. Le jour où il a un problème, il y a problème », s’offusque Toussaint Abel Coulibaly.

Selon lui, il s’agit là de la survie du Burkina Faso et non celle d’un régime ou d’une frange de la population. Dans un tel contexte, « la solidarité nationale ne doit plus être un vain mot », se convainc le président de l’UPR, qui nourrit un secret espoir de voir la majorité, l’opposition et la société civile réunies sous l’égide du gouvernement autour du péril sécuritaire afin de proposer ensemble une riposte à la hauteur de la menace. 



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