La fondation « Aid and Save », un canal de mobilisation de fonds pour les projets sociaux

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La mobilisation des fonds au profit des ONG et associations intervenant dans des domaines sociaux, la fondation « AID  and Save », organisation caritative en fait son cheval de bataille.  Les membres de la fondation, avec à leurs côtés des bénéficiaires, se sont entretenus avec la presse au cours d’un petit-déjeuner, ce vendredi 27 août 2021, à Ouagadougou, pour se faire connaitre mais aussi témoigner de leurs actes.

Investie par un désir de contribuer pour un monde plus équitable en offrant une chance à toutes les personnes marginalisées pour leur assurer une vie dans la dignité, la fondation «Aid and Save » s’appuie sur la coopération internationale “les amis du Burkina”.

Elle se veut un canal de mobilisation de fonds pour soutenir les activités menées sur le terrain par des ONG et associations.

Cette collaboration avec d’autres associations pour les responsables de la fondation est dans le but de toucher à plusieurs domaines qui connaissent des difficultés et d’atteindre des résultats mais aussi d’éviter les doublons de financements sur un même projet.

Lassana Barry, responsable communication et plaidoyer

« Quand nous faisons nos études, nous ciblons des ONG et associations qui travaillent dans le secteur où nous voulons intervenir et  nous aidons à trouver les financements à travers nos bailleurs. Ils nous arrivent de mettre en œuvre des projets,  mais c’est beaucoup limité.

Donc nous ne faisons pas de barrière sur les thématiques. Si aujourd’hui nous avons les financements, nous sommes prêts à financer d’autres ONG qui travaillent spécifiquement sur des thématiques données, sur des résultats que nous recherchons à travers une thématique », dit Lassana Barry, responsable communication et plaidoyer.

Leurs cibles sont essentiellement les femmes, les enfants, les personnes déplacées internes et les personnes marginalisées. Leurs domaines d’intervention sont  la santé, l’éducation, le changement climatique, la protection, l’autonomisation économique des femmes.

Comment cela se passe ?

Achille W. Constant Sawadogo, président du conseil de la Fondation

« Nous privilégions les approches collectives. Nous recevons des candidatures de projets tout au long de l’année et nous nous chargeons de faire le tri pour l’octroi du budget.

Une autre manière, puisque nous travaillons avec des bailleurs, des amis qui nous soutiennent, en fonction de l’urgence du projet.

Si  nos amis estiment qu’il faut considérer un cas en urgence alors nous le faisons. C’est le cas du projet avec les personnes albinos où il y avait deux cas de cancer, où il a fallu intervenir prioritairement par des interventions chirurgicales. C’est  pour dire que même si on reçoit de l’argent, on n’est pas tenu immédiatement de financer  comme ça. Il faut tenir compte de beaucoup de paramètres, ça implique beaucoup de choix», explique  W. Achille Constant Sawadogo, président du Conseil de la Fondation.

Mais ajoute  le responsable au plaidoyer, « au-delà des interventions d’urgence, nous voulons aussi faire des actions de développement pour sortir des situations d’urgence ».

Ce sont 200 000 dollars soit 100 millions FCFA qui ont été mobilisés par la fondation pour financer des projets depuis son existence en 2017. Et des bénéficiaires en témoignent.

« Le projet de l’élevage de la volaille a contribué à beaucoup de choses dans notre vie. Nous sommes 30 femmes réunies autour de l’élevage de poulets.

Certaines d’entre nous étaient des tisseuses, d’autres ramassaient du sable pour vendre. Aujourd’hui, ce que nous faisons est plus rentable, ce qui nous permet de participer aux dépenses de la famille et à aider nos maris », a laissé entendre Pauline Bondé Tiendrébéogo, représentante d’un rassemblement de femmes éleveuses de volaille.

 Le secrétaire général de l’Association Burkinabè pour l’inclusion des personnes albinos, Désiré Ouédraogo trouve ici l’occasion pour remercier la fondation pour son aide. « En 2020, notre association a bénéficié d’un soutien de 2 millions de FCFA de la fondation. Ce qui nous a permis de mener des activités dans le domaine de la santé et de l’éducation, la reproduction en gros caractère de manuel scolaire.

Au niveau de la santé, il s’est agi de l’organisation de consultation ophtalmologique, dermatologique, la prise en charge des frais y afférents, l’acquisition des crèmes solaires et la détection du cancer de peau et la prise en charge », a-t-elle dit.

Cependant, il y a un besoin de disposer des fonds de manière permanente pour la mise en œuvre de certains projets et c’est le lieu pour le président de lancer un appel aux bonnes volontés et surtout à la diaspora burkinabè d’investir dans le social à travers la fondation afin d’aider les personnes démunies, aux communautés dans les zones à défis sécuritaires.



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