Santé reproductive :”On ne dit pas aux jeunes d’avoir une vie sexuelle désordonnée”

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La section Ouagadougou de l’Association Burkinabè pour le Bien-être Familial (ABBEF) a tenu sa première assemblée générale de 2021 ce samedi 4 septembre 2021. Il s’est agi pour les volontaires de faire le bilan des activités, connaitre les acquis, voir les perspectives et recenser les défis à relever afin de mener à bien leur mission qui est celle de promouvoir une bonne santé sexuelle et reproductive.

Santé sexuelle et reproductive, c’est le point commun entre les différents volontaires réunis ce jour au centre d’écoute pour jeune de Paspanga. En cette matinée, ils sont venus tenir la première assemblée générale du nouveau bureau de la section Ouaga de l’ABBEF. Une rencontre qui a porté sur le bilan et les prévisions pour le compte de l’association en général et celui de la section en particulier.

Selon les propos de la présidente de la section, Awa Traoré/Topan, la présente rencontre est le lieu pour le nouveau bureau de faire le bilan des activités à mi-parcours de l’année 2021. Pour elle, la question de la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents est « d’actualité » et il  « est de bon ton de les informer sur ce qui se passe ».

Sur la question du bilan, la présidente de la section s’est montrée peu satisfaite. « A notre entendement, on aurait pu mieux faire », a-t-elle laissé entendre. Cependant, le problème ne vient pas du bureau mais plutôt de la situation actuelle du pays. En effet, selon les explications de Awa Traoré/Topan, le contexte sanitaire et la rareté des ressources financières ont joué un rôle majeur.  

« On ne dit pas aux jeunes d’avoir une vie sexuelle désordonnée »

« Le Covid-19 nous a dérangés sur le terrain. Nous pouvons dire que nous avons fait ce que nous pouvions faire et nous comptons voir ce que nous pouvons améliorer pour avoir plus d’impact et plus de rendement », a expliqué la présidente de la section Ouaga de l’ABBEF. Pour sa part, la trésorière de l’ABBEF, Clémentine Tarnagda, est revenue sur la gestion du bureau de la section.

Selon ses dires, la présente assemblée générale se tient à un moment où il faut faire les bilans et revoir les programmations pour les mois à venir. Sur les difficultés, elle a souligné que «  le contexte actuel de Covid-19 a porté un coup au fonctionnement de la section et de l’association ». En termes de perspectives, la trésorière de l’ABBEF a indiqué qu’il va s’agir de mener plus d’actions pour avoir des financements. 

Erika Dabira, volontaire pour le compte de l’ABBEF section Ouaga

 Aussi, l’association entend redoubler d’efforts dans la sensibilisation et les autres activités. Du côté des volontaires, si l’engagement de la section de l’ABBEF est parfois difficile avec le regard de la société, ce n’est pas pour autant, qu’ils baissent les bras.

Selon Erika Dabira, volontaire à la section Ouaga de l’ABBEF, l’engagement en tant que volontaire c’est d’abord pour une cause noble qui est celle « de sensibiliser les jeunes et toute la population ».

Sur le regard de la société, elle a exprimé son point de vue. « C’est difficile. Mais on essaie de faire comprendre notre mission. On ne dit pas aux jeunes d’avoir une vie sexuelle désordonnée. Au contraire, nous expliquons comment avoir une vie sexuelle saine et épanouie », a dit Erika Dabira. Du reste, elle appelle les jeunes à s’engager aux côtés de l’ABBEF pour cette « noble cause ».  

Basile SAMA

Burkina 24



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