Guinée : Tirs nourris dans le centre de Conakry, des militaires dans les rues

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Des tirs nourris d’armes automatiques ont retenti ce dimanche 5 septembre 2021 dans le centre de Conakry, et de nombreux soldats étaient visibles dans les rues, selon plusieurs témoignages recueillis par l’AFP. Selon Jeune Afrique, il s’agit d’une tentative de coup d’Etat. 

Aucune explication n’est pour le moment disponible sur les raisons de cet excès de tension sur la presqu’île de Kaloum, au centre de la capitale guinéenne, où siègent la présidence, des institutions et des bureaux d’affaires.

Des habitants joints au téléphone à Kaloum ont fait état de tirs soutenus. S’exprimant sous le couvert de l’anonymat pour leur sécurité, ils ont dit avoir vu de nombreux soldats intimant aux résidents de rentrer chez eux et de ne pas sortir.

Les autorités ne se sont pas encore prononcées sur la situation.

Mais selon les informations de Jeune Afrique, il s’agit d’une tentative de coup d’État menée par les éléments du Groupement des forces spéciales (GPS), une unité d’élite de l’armée aussi bien entrainée qu’équipée.

À sa tête, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, originaire de la région de Kankan. Ancien légionnaire de l’armée française, il a été rappelé en Guinée pour prendre la tête de ce corps créé en 2018. Ces derniers mois, sa volonté d’autonomiser le GPS par rapport au ministère de la Défense avait suscité la méfiance du pouvoir de Conakry. En mai, des rumeurs infondées faisant part de sa possible arrestation avaient même circulé dans la capitale guinéenne.

Mamady Doumbouya et les éléments du GPS font en ce moment face, toujours selon Jeune Afrique, aux soldats de la garde présidentielle. Ce n’est pas la première fois qu’Alpha Condé est confronté à une tentative de putsch – en 2011 notamment, son domicile avait été la cible d’un assaut – mais, cette fois-ci, la qualité des putschistes rend la situation “sérieuse”, selon des sources sur place.

Arrivé au pouvoir en 2010, Alpha Condé, 83 ans, a été réélu en 2020 pour un troisième mandat après une révision de la Constitution controversée.

Des sous-officiers et hommes de rang de l’armée guinéenne avaient par ailleurs menacé en février 2020 de faire recours à leurs armes pour se faire entendre, si leurs revendications ne trouvent pas satisfaction.

Ils réclamaient en son temps, entre autres, l’Augmentation des salaires pour toute l’armée et notamment les sous-officiers et militaires du rang, l’Augmentations des primes (transports, logement, santé…). Nous ne voulons plus risquer notre vie pour des clopinettes, la Dotation en tenue et en chaussures trois fois par an. Nous sommes aujourd’hui une année en guenille, le Paiement de tous les militaires par virement bancaire pour nous aider à avoir des crédits auprès des banques, etc.  



Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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