Banlo, Koudougou, Bissa Gold : Que Mère Justice mette fin à la série noire !

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« Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? ». Comme si une guigne pourchassait les Burkinabè ! L’actualité depuis quelques jours est faite de douleur, de larmes et de sang. C’est vrai, le doigt accusateur ne doit pas être pointé seulement sur la providence divine. Les responsabilités doivent être situées.

Le 27 août 2021, trois agents du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), impliqués dans un accident qui a coûté la vie à un enfant, ont été lynchés à mort à Banlo, dans la commune de Bouroum-Bouroum. Ce triple homicide a plongé tout le pays dans la stupeur et la consternation, et fait réagir jusqu’au sommet de l’Etat.

Le souhait de tous est que pareil drame ne se répète plus. Alors qu’on n’avait pas fini de pleurer ces trois pères de famille, d’autres malheurs vont encore frapper.

Le 31 août, trois étudiants en stage et un ouvrier étranger périssent dans l’effondrement de la dalle d’un bâtiment en construction à l’Université Norbert Zongo de Koudougou. En attendant que l’enquête aussitôt ouverte vienne élucider les causes de cet accident, la thèse de la mauvaise exécution des marchés publics reste plausible.

Dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2021, des orpailleurs se sont introduits frauduleusement dans le domaine de la mine de Bissa Gold à la recherche du métal précieux. Six d’entre eux ont trouvé la mort dans des circonstances non encore élucidées.

Une perte progressive des valeurs d’intégrité ?

Pour la police dont des éléments gardaient les lieux, les victimes ont succombé suite à un manque d’oxygène dans les galeries. Une version contredite par des survivants qui évoquent l’usage de gaz lacrymogène par des éléments de la CRS ayant provoqué ” l’étouffement ” des orpailleurs. En représailles, les orpailleurs ont mis à sac plusieurs équipements de la mine dont des véhicules.

A ces trois drames, l’on peut ajouter l’assassinat le 31 août dans le Koulpélogo d’un père et de son fils par un VDP  (Volontaire pour la défense de la patrie) avec qui ils se disputaient une place dans un marché.

Tous ces drames ont comme point commun la résultante de l’incivisme et de la perte de confiance des populations vis-à-vis des institutions. Bref, de la perte progressive des valeurs d’intégrité, comme dirait un internaute.

Dans ces différentes affaires, la justice, qui s’est parfois autosaisie, est attendue au pied du mur. Pour que nul n’ait l’idée de se rendre justice ou de risquer la vie d’autrui pour quelque raison que ce soit. Justice doit être faite et bien, et les sanctions à la hauteur des actes !

La Rédaction



Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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