Protection de la couche d’Ozone : Le Burkina Faso réaffirme ses engagements

Le Burkina Faso a célébré ce jeudi 16 septembre 2021, les activités de la 36e journée internationale de la protection de la couche d’Ozone. Cette occasion a aussi été mise à profit pour le lancement du Projet « Refroidissement respectueux de l’ozone et du climat en Afrique de l’Ouest et du centre (ROCA) ». 

Le Pays des Hommes intègres célèbre chaque 16-Sepetmbre, à l’instar de la communauté internationale, la journée internationale de la protection de la couche d’Ozone. Cette activité commémorée ce jeudi 16 septembre 2021 vise à « informer et sensibiliser les décideurs, les populations ainsi que les acteurs du froid et de la climatisation sur la nécessité absolue de protéger la couche d’Ozone », a expliqué le Directeur général de la préservation de l’environnement (DGPE), Désiré Ouédraogo.

Pour cette célébration, le Burkina Faso a décidé de reconnaitre les efforts du Protocole de Montréal (ratifié par le Burkina Faso en 1989 et qui œuvre à la protection et à la restauration de la couche d’Ozone et du climat) et son amendement de Kigali (qui offre la possibilité d’améliorer l’efficacité énergétique dans le secteur du refroidissement) dans la chaine du froid, d’où le thème : « Protocole de Montréal : Pour que nous, nos aliments et nos vaccins restions au frais ».

Un tiers de la nourriture produite dans le monde pour la consommation humaine est perdue ou gaspillée

Le choix de ce thème s’explique, d’autant plus que, selon le ministre en charge de l’environnement, Siméon Sawadogo, environ un tiers de la nourriture produite dans le monde pour la consommation humaine est perdue ou gaspillée chaque année. Ces rejets génèrent environ 8% du total des gaz à effet de serre par an dans le monde.

« En développant des solutions de chaine du froid plus efficaces, plus respectueuses du climat et de l’ozone et à des prix abordables à l’achat et à l’exploitation (…), les agriculteurs et les fournisseurs de produits pharmaceutiques auront ainsi accès au pré-refroidissement, ce qui garantira que les produits tels que les aliments et les vaccins parviennent aux populations en bon état », a indiqué Siméon Sawadogo.

Pour ainsi respecter des engagements à l’international, le Burkina Faso œuvre, à travers les départements du ministère de l’environnement dont le Bureau national ozone (BNO) à sensibiliser et renforcer les capacités des acteurs intervenant dans le domaine. « Le BNO a coordonné la formation de frigoristes sur les bonnes pratiques en matière de climatisation individuelle et de réfrigération, la formation de douaniers au contrôle et à l’identification de réfrigérants », a cité Simon Sawadogo comme exemples.

Le Projet ROCA « devra conduire notre pays vers un refroidissement durable » (Siméon Sawadogo)

La célébration de la journée internationale de la protection de la couche d’Ozone a également servi de cadre pour le lancement du Projet « Refroidissement respectueux de l’ozone et du climat en Afrique de l’Ouest et du centre (ROCA) » financé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement et exécuté par la GIZ.

D’un cout global de 6, 360 millions d’euros (plus de 4 milliards de F CFA), « ce projet privilégiera une approche à la fois globale, inclusive et innovante pour faire développer des micro-projets dans une dynamique de croissance économique soutenue et plus productive », a expliqué Ronald Redeker, présentant de la GIZ.

A travers le Projet ROCA, il s’agira d’aider le Burkina Faso à migrer vers une économie durable du secteur du refroidissement. « Il devra conduire notre pays vers un refroidissement durable, avec un gain en efficacité énergétique, et en utilisant des réfrigérants naturels », a ajouté le ministre en charge de l’environnement.

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Rédaction B24

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