Madi de Gounghin : « Nos gouvernants actuels jouent au dilatoire avec des labélisations à n’en point finir »

Le mouvement « On n’en peut plus » a dénoncé la cherté de la vie mais également la situation sécuritaire au Burkina Faso, ce mercredi 22 septembre 2021. C’était au cours d’une conférence de presse tenue à Ouagadougou. 

Dans son rôle de «  veille citoyenne », le mouvement « On n’en peut plus » s’est prononcé sur les différents maux qui minent le Burkina Faso ce mercredi 22 septembre 2021. Il s’est agi pour le mouvement, à travers la voix de son coordinateur national Mahamadi Ouédraogo, alias « Madi de Gounghin » d’évoquer les questions de la cherté de la vie mais également de la situation sécuritaire «  alarmante ». 

Concernant l’insécurité au pays des Hommes intègres, le coordinateur a indiqué qu’en à croire les propos du Premier ministre, l’on se rend compte que « le Burkina Faso n’est pas prêt à sortir de cet enfer« .

« Aujourd’hui, c’est avec désolation que nous observons que ce territoire échappe aux contrôles des autorités. Rien ne nous étonne car le Premier ministre lui-même  a affirmé ne pas avoir de stratégie dans cette lutte. Il faut que le gouvernement sache que l’heure n’est plus aux condamnations, aux accusations et aux mesures », a-t-il dit. 

A l’entendre, au delà de la situation sécuritaire les Burkinabè font face à la vie chère, et cela  est « dangereux », car d’après lui, ces maux sont ceux qui ont conduit à l’arrivée de ce pouvoir donc le départ du régime déchu.

« Pour bon nombre de Burkinabè, le pouvoir de Roch Kaboré est la pire des choses qui puisse nous arriver. Nos gouvernants actuels jouent au dilatoire avec des labélisations à n’en point finir, au lieu de s’attaquer aux vrais problèmes du Burkina Faso (… ) », a-t-il insisté.  

Comme suggestion, cette organisation de la société civile a proposé au Président d’abandonner les nominations de « copinage » au détriment de ceux qui « ont quelque chose à offrir au Burkina Faso ». « Quelqu’un qui était ministre, il a prouvé son incompétence, tu le nommes conseiller, qu’est ce que vous voulez qu’il change ? Faut mettre les gens qu’il faut aux places qu’il faut, si nécessaire, faire tomber des têtes », a-t-il suggéré.

Ainsi, «  Madi de Gounghin » a déclaré que cette conférence répond à un besoin que présente le Burkina Faso et que leur mouvement est non violent jusqu’à la limite de « l’impossible ».

« En tant que société civile, nous sommes à l’étape de la dénonciation afin de trouver des mesures nécessaires pour le changement. Si les choses ne changent pas, ce n’est pas exclu de demander aussi la démission du Président, vous l’avez vu dans d’autres pays. On aime bien le Président mais si ces problèmes, greffés à l’insécurité, persistent, les gens iront encore dans  la rue », a-t-il promis.

Il faut dire qu’au delà de ces questions, le mouvement a condamné la fermeture du lycée Philippe Zinda Kaboré, car selon eux, « les raisons avancées ne tiennent pas et les vrais motifs sont ailleurs« . 

Abdoul Gani BARRY 

Burkina 24

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