Alidou Sanfo : « Certaines mairies sont bloquées au détriment des populations »

Les députés membres du groupe parlementaire rassemblement pour la démocratie et la justice (RDJ) tiennent leurs premières journées parlementaires au titre de l’année du 23 au 25 septembre 2021 à Kaya dans la province du Sanmatenga.

« Suffrage universel direct: quelle option pour les élections de proximité ? », tel est le thème autour duquel se tiennent les discussions entre ces élus nationaux issus de neuf partis politiques. Il sont notamment de l’UNIR/PS, MBF, PDC, RPI, CNP, PUR, APR, CPS-G3 et de PDS/METBA.

Ce groupe parlementaire souhaite rompre avec le suffrage indirect des élus locaux notamment les maires qui sont élus par les conseillers municipaux. En effet, ces députés sont pour un suffrage direct où ce sont les populations, elles-mêmes qui choisiront leurs élus au niveau des collectivités territoriales.

Alidou Sanfo, député sous la bannière de l’UNIR/PS, par ailleurs Président du groupe parlementaire rassemblement pour la démocratie et la justice (RDJ), a mentionné que les élections municipales de 2016 font tâche de plusieurs insuffisances et difficultés sur le terrain.

L’instabilité entre les conseillers municipaux et les maires, les divergences et beaucoup de conflits, ce sont là, entre autres quelques difficultés liées au suffrage indirect des animateurs des collectivités territoriales qu’énumère ce député.

« Ce qui fait que souvent certaines mairies sont bloquées au détriment des populations. Les populations qui demandent les services n’arrivent pas à les avoir. Le développement qui devait être impulsé à la base n’arrive pas à l’être.

Et c’est pourquoi, nous pensons que la démocratie étant importante à la base, il va falloir que le choix du peuple souverain soit respecté à travers une élection directe », a-t-il noté.

Selon lui, le suffrage direct permettra à la population de savoir dès l’avance, celui qui aura la charge de porter le développement de leur collectivité. À l’entendre, le suffrage direct éviterait les suspicions au sein de la population qui sera consciente de ses choix.

Le président du groupe parlementaire RDJ a poursuivi que le suffrage direct sera bénéfique dans le sens où le choix de la population ne sera pas orienté vers un parti politique mais vers « l’homme en qui, les gens ont fondamentalement confiance« .

« C’est pourquoi, nous nous voulons mener la réflexion pour voir quelle est la bonne formule et si la classe politique en convient, je pense qu’on ira vers ce choix », espère-t-il.

Le directeur général des libertés publiques et des affaires publiques, Bruce Emmanuel Sawadogo qui intervenait, en tant que communicateur retenu par le RDJ pour approfondir les réflexions sur le thème, a souligné que les élections municipales au Burkina Faso sont souvent émaillées de nombreuses crises, notamment celles de 2016.

« Des crises qui ont même entraîné des morts d’hommes. Alors, il s’est avéré nécessaire avec un certain nombre d’acteurs politiques, de la société civile et surtout avec les réformes introduites au niveau du ministère de l’administration territoriale de réformer un peu le système d’élections des premiers responsables au niveau des collectivités territoriales. Il s’agit en réalité de changer de système », a-t-il affirmé.

De son avis, ces réformes sont soumises à un processus à travers lequel, les acteurs politiques doivent tabler là dessus et ensuite que l’Assemblée nationale arrive à les adopter.

Willy SAGBE

Burkina 24

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