Burkina Faso : Le numérique au cœur de la Journée Internationale de l’Alphabétisation

Le ministère en charge de l’éducation nationale a organisé ce mardi 28 septembre 2021 la Journée Internationale de l’Alphabétisation. Placée sous le thème, « l’alphabétisation pour une reprise axée sur l’humain : réduire la fracture numérique », cette journée a été célébrée à Manga.

Avec la crise engendrée par le covid-19, des populations qui n’ont pas accès aux moyens d’information tels la radio, la télévision et l’internet se sont vues exclues de toute une série d’informations et de services essentiels à leur développement et émancipation. C’est dans ce sens que la journée internationale de l’Alphabétisation a été placée sous le thème, « l’alphabétisation pour la reprise axée sur l’humain : réduire la fracture numérique », afin de répondre à cette préoccupation.

Selon le ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, Pr Stanislas Ouaro, en réponse aux préoccupations de rupture de la fracture numérique, le gouvernement et ses partenaires ont déployé des solutions d’enseignement à distance au profit des apprenants des deux sous systèmes d’éducation. Ces solutions sont, entre autres, la production de ressources pédagogiques numériques, la diffusion de leçons au profit des apprenants par la Radio et la prise en compte des TIC dans les contenus d’alphabétisation.

Le ministre a laissé entendre que 16 langues sont codifiées et toutes ces langues codifiées ont un alphabet et peuvent être étudiées dans les centres d’alphabétisation en fonction des besoins de la population et en fonction de la capacité des opérateurs dans ces zones à ouvrir des structures.

La présence de plusieurs acteurs de la promotion de l’alphabétisation non formelle des régions

« Nous avons 59 langues. Malheureusement dans ces 59 langues, il y a autour de 17 langues qui sont menacées d’extinction donc il y a un effort que nous devons et vous voyez qu’en trois mois de formation dans un centre d’alphabétisation on apprend totalement à écrire dans la langue maternelle. Ça c’est extraordinaire.

Notre devoir c’est de travailler à ce que ces langues menacées d’extinction puissent aussi être codifiées de façon à ce que nous puissions aussi les utiliser dans les centres donc ce sont toutes les langues codifiées qui sont utilisées dans les différents centres d’alphabétisation », s’estil exprimé.

En plus du thème principal, un thème secondaire est développé au cours de cette journée. Ce thème stipule, « Contribution des TIC à l’accélération de l’Alphabétisation et de la promotion des femmes et des filles ».

Ce thème  consiste pour les acteurs à  réfléchir sur  l’utilisation des TIC pour contribuer à la création d’opportunités en matière d’information et de savoir au profit des femmes et des filles pour leur plein épanouissement.

Le premier responsable du MENAPLN a également relevé quelques défis que son département doit surmonter. Il s’agit du financement des projets et le suivi des personnes formées.

« Nous avons toutes les compétences en matière d’alphabétisation, de  formation technique spécifique »

«  Nous allouons autour de 2 milliards de francs CFA au fonds pour la promotion de l’alphabétisation non formelle chaque année pour nous accompagner techniquement dans les campagnes d’alphabétisation. Maintenant à côté de cela, il y a des appuis. Actuellement, nous sommes en train de développer un projet de renforcement des capacités des jeunes déscolarisés en lien avec l’information technique spécifique qui a été financé à plus de 5 milliards de francs CFA par la Suisse à hauteur de 92%(…) », a-t-il affirmé.

En ce qui concerne le suivi, il s’agit de veiller à ne pas déclarer des personnes alphabétisées alors qu’elles ne le sont pas. Le suivi est essentiel pour assurer que les 2772 centres ouverts par le gouvernement et les 508 autres centres ouverts grâce aux opérateurs, à travers la mobilisation des ressources externes, sont fonctionnels.

« Au niveau des structures déconcentrées, c’est de nous assurer que ces centres sont ouverts et que la formation se passe réellement dans ces centres. Nous avons toutes les compétences en matière d’alphabétisation, de  formation technique spécifique », a déclaré Pr Stanislas Ouaro.

Il est à noter qu’au regard de la première compilation des chiffres effectuée suite aux sessions de bilan et de programmation des activités d’éducation non formelle (ENF), la campagne a enregistré un cumul satisfaisant de 77 153 apprenants ayant suivi les enseignements et apprentissages proposés au cours de la campagne du début à la fin. Il s’agit de 13 754 apprenants adolescents et 63 399 apprenants jeunes et adultes.

Parmi ces apprenants jeunes et adultes, 33 667 ont bénéficié de formations techniques spécifiques (FTS) qui prennent en compte la question de l’insertion socioprofessionnelle.

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