Dialogue politique Majorité et Opposition : Plus de consensus que de divergences

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Suite à la reprise du dialogue politique entre Majorité et Opposition, les discussions ont abouti sur bien de consensus entre les parties prenantes. Des résolutions, des motions ont  été prises à l’issue des débats qui ont été clôturés le mardi 28 septembre 2021 à Ouagadougou avec la participation des plus hautes autorités du Burkina Faso.

La deuxième session du dialogue politique avait été convoqué par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, ouverte le 17 juin 2021 et suspendue le 19 juin. Les travaux du dialogue ont repris les 27 et 28 septembre 2021 pour se clore ce 28 septembre avec la représentation paritaire des partis et formations politiques de la majorité présidentielle et de l’opposition politique.

La situation sécuritaire, la réconciliation nationale, la relecture du code électoral, le financement des partis politiques, la question des exilés, ont été entre autres les points saignants de la présente concertation. Et sur les différents points absorbés, il y a eu plus de consensus que de divergences, selon le rapport fait par les co-présidents des deux partis.

Me Gilbert Noël Ouédraogo, co-président pour le compte de l’opposition a noté une parfaite unanimité des deux partis à œuvrer pour sortir le Burkina Faso d’une situation d’insécurité. « Nous avons adopté des recommandations pour soutenir nos forces de défense et de sécurité, les VDP et toutes les populations résilientes du Burkina Faso », a-t-il indiqué.

Sur la réconciliation nationale, Me Gilbert Noël Ouédraogo a informé que l’ensemble des partis ont pris l’engagement « de travailler tous pour que cette réconciliation ait lieu sous de meilleurs auspices ». La question des exilés n’a pas été en marge.

« Le gouvernement a exigé que sa démarche concerne le triptyque vérité justice et réconciliation », a confié Me Gilbert Noël Ouédraogo. Mais sur la question, « l’opposition a souhaité que dans le cadre de la recherche de l’apaisement, qu’on puisse avoir une suspension des dossiers en cours de sorte à ce que tout cela puisse être reversé dans le processus de la réconciliation nationale », cite-t-il.

Le dialogue politique a aussi abordé des questions relatives aux réformes électorales. Le mode du scrutin pour les élections municipales a fait objet de discussion. « Nous nous sommes entendus pour dire qu’en ce qui concerne les maires, nous avons compris qu’il va falloir que nous changions de mode électoral.

Parce que les conflits ont été nombreux, les mésententes , il y a eu des casses, il y a eu même des morts. On ne peut pas avec la politique continuer à enregistrer de coups humains de plus en plus élevés.

C’est pour cela, nous nous sommes engagés à dire que pour le choix des maires, nous allons le faire par vote au suffrage universel direct », a expliqué Vincent Dabigou, co-président pour le compte de la majorité présidentielle.

Si cette décision a requis l’adhésion des deux partis, la date de sa mise en œuvre divise. « Pour nous, la majorité, il était bon que nous engagions la reforme et faire en sorte que les maires soient élus au suffrage universel direct pour ces élections de 2022. Mais pour l’opposition, il pense qu’on n’est pas encore prêts. Il projette que ce soit aux prochaines élections en 2027 », a clarifié Vincent Dabilgou.

Roch Marc Christian Kaboré, président du Faso, a tendu une oreille attentive aux résolutions sorties du dialogue. « Il me plait de noter des points de consensus dont la mise en œuvre incombe au gouvernement. J’y veillerai particulièrement », a-t-il laissé entendre.

En rappel, le dialogue national a pour vocation de contribuer au renforcement de la paix, de la sécurité, de l’unité nationale ; de la cohésion sociale et de favoriser la réconciliation nationale ainsi que la tenue d’élection démocratique et apaisée.

Akim KY

Burkina 24 



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