Lutte contre les effets néfastes du changement climatique : Vers l’élaboration d’une stratégie à faible émission de gaz à effet de serre

Le processus d’élaboration de la stratégie de développement à long terme à faible émission de gaz à effet de serre du Burkina Faso a été officiellement lancé, ce mardi 5 octobre 2021 à Ouagadougou. Par ce lancement, le Gouvernement du Burkina Faso et l’Institut Mondial pour la Croissance verte (GGGI) entendent informer les acteurs nationaux sur cette initiative, dont la finalité est de contribuer à la lutte contre les effets néfastes du changement climatique, afin de susciter leur adhésion pour sa mise en œuvre durant les deux années d’élaboration. 

Cet atelier de lancement intervient, après la cérémonie de signature du Mémorandum d’Entente entre GGGI, le Gouvernement du Burkina Faso et l’AFD, en mars dernier, qui a posé les bases d’un engagement tripartite à conjuguer leurs efforts pour l’atteinte à long terme des objectifs de l’accord de Paris, à travers la mise en œuvre de ce Projet.

Il a permis aux participants de : (i) avoir une bonne connaissance du processus d’élaboration de la stratégie de faible émission de GES, à long terme du Burkina : les enjeux, les défis et le mécanisme de mise en œuvre ; (ii) informer sur la mise en place de structures et d’organes qui seront impliqués dans le processus de formulation de la stratégie, ainsi que de la nécessité de l’alignement de cette stratégie avec les référentiels de développement nationaux et enfin, (iii) s’engager pour la pleine réussite du processus.

« Il est recommandé aux Etats-Parties de l’Accord de Paris d’élaborer une stratégie de développement bas-carbone à long terme. Pour nous, Il s’agit de mobiliser les acteurs pour réfléchir et conjuguer les efforts durant les années à venir afin de mettre cette stratégie en place.

Elle sera importante pour le Burkina car elle lui permettra, entre autres, de créer les conditions favorables pour une mobilisation durable de la finance climatique pour réduire ses émissions des gaz à effet de serre et renforcer les capacités d’adaptation et de résilience de ses populations», a expliqué Lamine Ouédraogo.


Ces échanges de lancement du processus ont été présidés par le Ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Siméon Sawadogo. Pour lui, cet atelier est assez important car, il réunit l’ensemble des parties prenantes.

« Nous allons travailler sur ce projet deux années durant pour aboutir à des propositions concrètes. Le gouvernement veillera à mettre à la disposition de cette élaboration les acteurs nécessaires pour une bonne mise en œuvre et une forte réduction de ces gaz. J’invite l’ensemble des acteurs à une participation effective pour faire des propositions concrètes», a-t-il argumenté.

Ont pris part à cette journée du début des réflexions, des acteurs, du secteur privé, du public, de la société civile, des membres du groupe de travail sectoriel et les partenaires du projet.

« Cet atelier est une marque de l’engagement du Burkina Faso dans cette lutte de réduction des gaz à effet de serre. La France à travers l’AFD félicite le Burkina Faso pour cet engagement. Le chemin reste long donc, je souhaite une participation effective des acteurs pour l’élaboration de meilleures propositions pour la réduction des émissions des gaz à effet de serre », a expliqué Gilles Chausse, Directeur pays de l’AFD, par ailleurs, partie prenante du projet.


En rappel, le profil climatique du Burkina Faso indique qu’il est particulièrement vulnérable à la menace du changement climatique, les inondations, les feux de brousse, les chaleurs extrêmes et la sécheresse étant les principaux risques.

En termes d’émissions de gaz à effet de serre (GES), selon le rapport provisoire du troisième inventaire national des GES (2019), en 2015, les émissions totales de gaz à effet de serre (GES) au Burkina Faso exprimées en équivalent CO2 (EqCO2) étaient d’environ 45 400 gigagrammes (Gg), soit une augmentation de 91% par rapport à 1995.

En 2015, le pays a adopté un plan national d’adaptation au changement climatique (PNA) et a soumis sa première contribution déterminée au niveau national (CDN) en novembre 2016 après avoir ratifié l’Accord de Paris.

En raison de la grande vulnérabilité du pays au changement climatique, et par rapport à sa faible responsabilité dans les émissions mondiales, ses besoins financiers pour l’adaptation et l’atténuation sont estimés à plusieurs milliards de dollars US.

La CDN propose des scénarios inconditionnels et conditionnels de réduction des émissions de GES au niveau national, ventilés par secteur, avec des efforts de réduction plus importants dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, de la foresterie.

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