Procès Sankara : Lettre ouverte des OSC et familles de victimes au Tribunal militaire

Dans cette lettre ouverte adressée au Président de la Chambre de première instance du Tribunal Militaire de Ouagadougou, des organisations de la société civile et des familles de victimes demandent l’autorisation et la mise en œuvre de l’enregistrement et la diffusion publique des débats sur le procès du dossier Thomas Sankara.

LETTRE OUVERTE

Ouagadougou  le 7 octobre  2021

 

Les Personnes morales et physiques signataires

A

Monsieur le Président de la Chambre de première instance du Tribunal Militaire de Ouagadougou

 

Objet : Enregistrement et diffusion

du procès de l’affaire Thomas Sankara

 et Autres

Monsieur le Président,

Nous, Personnes physiques et morales ci-dessous nommées, avons appris avec joie et soulagement la nouvelle de l’ouverture du procès de l’affaire Thomas Sankara et Autres le 11 octobre 2021.

Ce procès tant attendu par nos Organisations, les victimes et par l’ensemble du peuple burkinabè, permettra sans nul doute de connaître les contours de cette tragédie qui a marqué d’une pierre noire, l’histoire de notre pays.

Au regard de la dimension exceptionnelle de ce procès, nous voudrions vous demander, qu’au-delà de la manifestation de la vérité tant attendue, les débats qui en résulteront puissent entre autres servir :

 

  • de référence historique, accessible aux générations présentes et à venir, toutes compétences et tous intérêts confondus ;
  • d’outil pédagogique inestimable et inespéré pour le peuple Burkinabè et les autres peuples ;
  • de référence internationale dans la validation de la justice comme voie idéale de résolution pacifique du contentieux social et politique…

 

Pour toutes ces raisons, nous venons vous demander la mise en œuvre de l’enregistrement et /ou la diffusion publique  des débats du procès, en fondant nos espoirs sur l’alinéa 2 de l’article 314-5 du Code de Procédure Pénale (CPP) qui dispose :« Exceptionnellement, le Président de la Chambre, sur réquisition du Procureur général, peut autoriser l’emploi d’un des moyens visés à l’alinéa 1 du présent article, par ordonnance spécialement motivée. »

Veuillez agréez, Monsieur le Président, l’expression de notre profond respect.

Ampliations :

  • Directeur de la Justice militaire
  • Procureure du Tribunal Militaire de Ouagadougou
  • Avocats de la partie civile
  • Presse

 

 

Structures Représentants Signature
Comité International Mémorial Thomas Sankara Col r Pierre OUEDRAOGO  
Balai Citoyen Ousmane LANKOANDE  
Mouvement Endogène Barthelemy TENKODOGO  
Centre National de Presse Norbert Zongo Siriki DRAME

 

 
Deux Heures pour Kamita Serge I. BAYALA  
Association des Anciens Étudiants formés à Cuba Stanislas DAMIBA  
 

Pour les familles des victimes

Paul SANKARA  
Céline BAMOUNI  
Paul DIPAMA  
Martin ZAGRE  

 

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