Retransmission en direct du procès Sankara : « Il n’appartient pas au Parquet militaire d’apprécier »

Le comité d’organisation du procès du dossier Thomas Sankara a présenté les conditions d’accès des journalistes et du public ce jeudi 7 octobre 2021 à Ouagadougou. Entres autres conditions, il y a la présentation du badge pour les journalistes, le respect des mesures barrières établies pour lutter contre la propagation du coronavirus. 

Le procès des personnes mises en accusation dans l’affaire de l’assassinat du président Thomas Sankara et de ces douze compagnons s’ouvrent le lundi 11 octobre 2021. Le comité d’organisation a présenté les conditions d’accès à la salle d’audience ce jeudi 7 octobre 2021.

Cette audience de la chambre de 1re instance du  tribunal militaire a été délocalisée  dans la salle des banquets de Ouaga 2000, selon le comité d’organisation. Il  est public et s’ouvre à partir de 9h.

Le  magistrat Capitaine Traoré Polycarpe, a affirmé que  pour le cas de la presse, la préoccupation majeure concerne la couverture audiovisuelle du procès. Selon lui, les téléphones et appareils électroniques ne sont pas autorisés, comme pendant la couverture du procès du putsch manqué de 2015.

« Le parquet militaire rappelle que l’article 314-5 du code de procédure pénale interdit tout appareil d’enregistrement ou de diffusion sonore, de caméra de télévision, de cinéma et d’appareil photographique ou similaire. Exceptionnellement le président de la chambre sur réquisition du procureur général peut autoriser l’emploi d’un des moyens ci-dessous », a-t-il déclaré.

Le magistrat Capitaine Traoré Polycarpe, les téléphones et appareils électronique ne sont pas autorisés.

Il est à noter qu’il est  permis à la presse de faire des prises d’images 15 minutes avant le début de l’audience. Le franchissement des barrières et l’accès à la salle d’audience  seront  conditionnés par la présentation de badges pour les détenteurs de badges et de la CNIB pour le public.

« Les pagnes, t-shirts, foulards, casquettes, banderoles, pancartes d’un des accusés, d’une victime ou d’une partie au procès sera interdit. Même au-delà de nos barrières, à proximité de nos barrières on ne veut pas voir des gens avec des tenues qui portent les effigies des personnes mises en cause dans le procès », a détaillé le Capitaine Coulibaly Souleymane.

Dans le but d’assurer le respect des mesures barrières établies pour la lutte contre le covid-19, le comité d’organisation a invité  l’ensemble du public intéressé au respect strict de ces  mesures. « Il s’agira entre autres de respecter le port obligatoire du masque à l’intérieur de la salle et de respecter les mesures de distanciation qui auraient été établies », a annoncé le lieutenant médecin Ganamé Lamine.

Le Lieutenant médecin Lamine Ganamé a invité le public intéressé au respect strict des  mesures.

En ce qui concerne la recommandation de certaines organisations de la société civile pour la retransmission du procès à la télévision et la radio nationale, le comité d’organisation a laissé entendre que le parquet militaire n’est pas le mieux  indiqué pour sa prise en compte.

« Pour la retransmission en direct du procès, il n’appartient pas au parquet militaire d’apprécier. Il serait souhaitable que vous adressez cette correspondance au président de la chambre », a suggéré  les conférenciers.

Il est à noter qu’il y aura des barrières  pour interdire l’accès à la zone.  Il y aura également des fouilles. Les conférenciers ont également précisé que la circulation dans cette zone sera perturbée.

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