Accès à l’eau et l’assainissement » : Le groupe thématique apprécie ses performances à mi-parcours

Le groupe thématique « eau et assainissement » tient sa première session annuelle au cours de laquelle, les membres apprécient les performances engrangées pour ce premier semestre 2021. Ces derniers échangent également sur l’exécution du programme opérationnel en vue de faire des recommandations pour leurs mises en œuvre adéquates afin de révéler le défi à eux assigné : l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour toutes et tous. 

La mise en œuvre des actions du sous- secteur à mi- parcours fait état d’un taux d’exécution physique de 51, 6% et un avancement annuel de 34,5% pour le premier semestre. Les taux d’exécution financière semestriel et annuel sont respectivement de 68,9% et 13,6%.

Ousmane Nacro, ministre de l’eau et de l’assainissement

Ces taux se justifient pour le ministre de l’eau et de l’assainissement, Ousmane Nacro, par le retard dans la mise à disposition des ressources financières pour l’année 2021 et le retard accusé dans l’exécution de certains marchés.

Mais il interpelle aussi sur les efforts à fournir d’autant plus que, dit-il, « l’année 2021 marque aussi le début de la mise en œuvre du PNDES II et de la première génération des plans quinquennaux de nos programmes opérationnels. D’énormes efforts doivent être consentis pour respecter les engagements pris pour la période dans une synergie d’actions ».

Le secrétaire général, Alassoum Sori, a espoir que ces taux s’amélioreront d’ici la fin de l’année. « Le premier semestre est toujours un peu difficile… c’est au deuxième semestre que les réalisations sont vraiment boostées. Avec ce taux que nous avons eu au premier semestre, on a de bons espoirs qu’au 31 décembre, le taux soit très satisfaisant, 90% comme toujours», explique-t-il. 

Alassoum Sori, secrétaire général du ministère de l’eau et de l’assainissement

L’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour toute la population, reste toujours un grand défi, reconnait-il. Au Burkina Faso, 75% de la population ont accès sur le plan national à l’eau potable, encore 25% n’ont pas encore accès à des sources durables, hygiéniques en eau potable.

Au niveau de l’assainissement, le taux reste assez  bas,  environ 20% en milieu rural et 36% en milieu urbain.

Certes, des efforts sont faits, mais les changements climatiques et la vétusté de certains barrages ne facilitent pas aussi la tâche, a relevé le secrétaire général, « sur les 1.000 barrages construits au Burkina, 40% sont de plus de 30 ans d’âge, donc nécessitent des efforts particuliers pour l’entretien et leur survie ».

Tous ces aspects doivent aussi être pris en compte dans les réflexions, a souhaité le ministre, pour des réalisations de meilleure qualité et la meilleure gestion des ouvrages par l’Etat et les populations.

Le rapport de synthèse de performance à mi-parcours et la programmation révisée de 2021 sont soumis à l’appréciation du groupe thématique sous la tutelle du ministère de l’eau et de l’assainissement et composé de partenaires communaux, régionaux, des représentants d’organisations de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers.

Leur adoption devrait être assortie de recommandations pour améliorer les performances dans le secteur.

En rappel, le groupe thématique national « eau et assainissement », organe de concertation, de suivi, de supervision, de décision et d’approbation des programmes et des rapports d’activités  dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, se réunit deux fois par an. La rencontre de ce 8 octobre 2021 à Ouagadougou, est la première de l’année 2021.

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