Monnaies numériques : « Les cryptomonnaies constituent l’eldorado » (Mahamadou To)

Le 28 septembre 2021, Mahamadou To, fondateur de l’entreprise New Leaders Vision International (NLVI) a remporté le prix du meilleur promoteur africain  de l’entreprenariat numérique lors de la cérémonie de récompense du Prix Africain pour le  Développement  (PADEV). Afin de présenter son prix, l’heureux élu et toute son équipe ont organisé une cérémonie de présentation du prix ce samedi 9 octobre 2021. Une occasion pour le fondateur de NLVI de convier plusieurs leaders dans le domaine de la cryptomonnaie.

Investir, trader, holder, Blockchain ou tout simplement cryptomonnaies sont des mots qui n’inspirent pas confiance pour bon nombre de Burkinabè.

Pourtant, c’est à travers la promotion des cryptomonnaies que Mahamadou To, fondateur de New Leaders Vision International (NLVI) a été sacré meilleur promoteur africain de l’entreprenariat numérique. A travers la présente cérémonie, il veut ainsi remercier toute son équipe et tous ceux qui travaillent pour la promotion des cryptomonnaies.

« Ce prix est le résultat de plusieurs années de travail, de formation, de sensibilisation dans le domaine de la cryptomonnaie et dans l’entreprenariat numérique en général », a dit Mahamadou To.

Selon ses propos, c’est déjà plus de 1000 personnes que NLVI a formées au trading de cryptomonnaies. Plus de 100 000 ont été également sensibilisées sur les cryptomonnaies un peu partout en Afrique selon ses dires.

Pour le fondateur de NLVI, « l’entreprenariat numérique regroupe l’ensemble des activités de e-commerce, de négociations en bourse, de créations de contenus sur internet et aussi de promotion des cryptomonnaies».

Sur la vision de sa société, Mahamadou To explique que NLVI entend redoubler d’efforts dans ce qu’ils font de bien. « Nous comptons former plus  de 10 000 personnes d’ici 2030 et à travers cela, créer plus de 100 000 emplois », a-t-il ajouté.

« La Blockchain sera dans les années à venir comme internet et les e-mails »

Revenant sur le scepticisme de certaines personnes, le meilleur promoteur africain de l’entreprenariat numérique explique que les « cryptomonnaies sont différentes du trading sur le forex ».

« Les cryptomonnaies constituent l’eldorado », clame-t-il. Pour lui, la technologie Blokchain offre une panoplie d’avantages et d’opportunités à saisir. Lutter contre la corruption, sécuriser les données foncières et l’inclusion financière sont entre autres avantages cités. 

Pour sa part, le coach Simon Ouédraogo a souligné qu’avant de se lancer dans les cryptomonnaies, il faut « bien se former ».

« Pour des nouvelles tendances, dire à un État de les adopter est précipité. Chacun doit commencer à se former, se cultiver et pour la suite, ça pourrait devenir une tendance générale  », a-t-il laissé entendre.

Il a aussi soulevé la question de la culture des nouvelles technologies. Selon ses dires, le Burkina est retard par rapport à d’autres nations.

« Ici nous avons des gens qui ont eu le BAC sans e-mail. Peut-être que c’est lors des dépôts de certains dossiers qu’on a demandé et il est parti créer (…) C’est une suite logique d’un développement qui a commencé il y a peut-être 300 ans. Et si vous coopter les choses, ça sera compliqué (…) Moi j’invite les jeunes à se cultiver sur la technologie de la Blockchain qui est comme la programmation (…) Si l’État est bien formé, je pense que c’est une technologie qui va aider parce que c’est toute une révolution »,

Coach Simon Ouédraogo

Pour lui, ramener la technologie Blockchain aux simples cryptomonnaies révèle une situation bien complexe en Afrique.

« C’est parce qu’on a un peu faim en Afrique. Si non les cryptomonnaies sont une particule de la technologie Blockchain», a glissé le coach.

Les sociétés africaines sont donc appelées à s’intéresser à toute la technologie afin de profiter des « nombreux  avantages ». Pour le coach Simon, « la Blockchain sera dans les années à venir comme internet et les emails ».

Basile SAMA

Burkina 24

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