Journée de la jeune fille : Plan Burkina plaide pour l’accès à l’éducation digitale

Le 11 octobre 2021, la célébration de la journée internationale de la jeune fille à Plan Burkina est consacrée à la réflexion sur le sujet de la digitalisation et la désinformation. A cet effet, des centaines de jeunes filles étaient face à la ministre en charge de l’économie numérique et des postes  pour plaider de leur cause en matière d’accès aux technologies, à la formation. 

Aujourd’hui encore 132 millions de filles soit 1 fille sur 5, n’a pas accès à l’éducation. Alors que le monde est de plus en plus connecté, les jeunes filles sont toujours moins à même d’utiliser les technologies numériques que les garçons.

Tout comme l’alphabétisation traditionnelle, l’alphabétisation digitale est source de nombreux emplois et 90% des emplois requièrent de compétences digitales.  Selon une étude d’Intel, citée par le représentant pays de Plan Burkina, Yaouba Kaigama, si 600 millions de femmes étaient connectées à internet en 3 ans, le PIB mondial augmenterait de 13 à 18 milliards de dollars.

Plan Burkina porte la réflexion, sur l’importance de l’alphabétisation digitale de la fille au même titre que le garçon, en cette journée des droits de la jeune fille.

Yaouba Kaigama, le représentant pays de Plan Burkina

« En offrant un accès équitable aux filles, on leur offre l’opportunité non seulement de développer des compétences pertinentes, utiles, mais aussi d’être autonomes et participer activement à l’activité économique des pays africains », Yaouba Kaigama.

C’est pour cela qu’il plaide à ce que les gouvernements et le secteur privé doivent, pour résorber la fracture numérique, intégrer une perspective genrée dans leur réponse aux stratégies de lutte contre la pauvreté qui dit-on, a un visage féminin.

Certes, le monde numérique et digital intervient dans presque toutes les actions et offre plein d’opportunités à saisir, malheureusement cela n’est pas sans risques. C’est aussi une arme de destruction, de désinformation.

La commémoration de cette journée est avant tout pour lui, une manière de sensibiliser les jeunes, les communautés mais aussi les gouvernements pour que des actions soient prises afin que les filles et les garçons soient protégés dans cet espace.

46% de filles et de jeunes femmes interrogées, dans le cadre d’une étude de Plan International, ont déclaré qu’elles se sentaient « affligées, démoralisées, stressées, inquiètes ou anxieuses en raison de la désinformation en ligne ».

Après une journée de réflexion sur la question avec les jeunes filles, ces dernières face à la ministre de l’économique numérique, Adja Sanon Ouattara, en fin de journée, ont posé leurs doléances.

Leurs doléances : l’éducation des filles au métier du numérique, un appui ciblé dans le cadre de l’alphabétisation numérique, la responsabilité pour des acteurs des médias sociaux et de la connectivité et du gouvernement d’assurer la prévention et de lutter contre la désinformation, la reconnaissance et le traitement des incidents de la désinformation sur les filles en particulier  en s’associant  aux efforts de lutte contre la violence en ligne basée sur le  genre, entre autres.

Adja Sanon Ouattara, ministre de l’économique numérique

Le message n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd  et la ministre de prendre bien note avant de corroborer que : « Les jeunes filles sont les artisanes  et leaders de demain et aujourd’hui ou demain ne se fera pas sans le numérique. Il est important pour les jeunes filles de s’approprier correctement le numérique pour s’auto-construire parce que le numérique fait partie  des leviers du développement, pour utiliser cet outil pour construire leur pays ».

Linda Traoré, représentante des filles à la journée de commémoration de Plan Burkina

« On ne peut rien faire sans le numérique aujourd’hui même dans le milieu professionnel », reconnait Linda Traoré, représentante des filles à la journée de commémoration de Plan Burkina, c’est pour cela, elle appelle malgré les dangers ses sœurs à « s’intéresser aux outils numériques parce que c’est la révolution technologique. Il y a énormément de changements qui se font, on ne peut pas avancer sans le numérique, sinon on est analphabète du 21e siècle, qu’elles se forment aux outils de numérique pour amplifier leurs voix et réclamer leurs droits », dit-elle.

Pour que la fracture numérique genre puisse se résorber « avec le temps, nous allons continuer à mettre tout en œuvre pour que majoritairement les filles s’impliquent et que le numérique au Burkina se fasse avec la grande collaboration des filles », promet-elle.

Pour l’heure, elle apprécie l’initiative de Plan Burkina et appelle à la multiplication de ce genre d’activité en faveur des filles.

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