Ouaga : Une bibliothèque dédiée à Thomas Sankara et aux autres panafricanistes

Un Centre Thomas Sankara pour la libération et l’unité Africaine sis à Cissin, un quartier de Ouagadougou, a officiellement ouvert ses portes. Ce centre abritant désormais des œuvres panafricains se veut un cadre qui contribue à lutter pour la libération de l’Afrique à travers la formation et la lecture. 

Le centre Thomas Sankara pour la libération et l’unité africaine, ouverte le dimanche 10 octobre 2021, est une bibliothèque née du couronnement d’un processus né de la volonté de Inem Richardson, la promotrice. Il entend œuvrer à la libération « totale et réelle » du peuple africain à travers la lecture et l’éveil des consciences.

Selon la promotrice, ce nouveau joyau est désormais un cadre qui permettra à la jeunesse africaine et celle du Burkina en particulier de découvrir les panafricanistes du monde et les révolutionnaires qui se sont battus jour et nuit pour la libération de l’Afrique. Cette bibliothèque a également pour ambition de former politiquement les jeunes Burkinabè.

Un nouveau temple du savoir nécessairement nourrit en documentation, films, événement et débats. La première responsable de la bibliothèque a détaillé les fondements de cet espace : « Après mes études dans le département des études africaines, j’ai décidé de créer cet espace afin que les gens viennent lire pour discuter de l’histoire africaine, découvrir le panafricanisme ainsi que les autres formes d’éducation telles que les débats politiques, et des films retraçant l’histoire ».

A l’entendre, ce centre abrite le nom de Thomas Sankara parce que ce dernier était une inspiration pour l’Afrique et toute l’humanité. « Il a donné sa vie pour la libération du peuple africain. Il a également contribuer à lutter contre les conditions de vie difficile non seulement du peuple africain et du monde par le biais de ses idéologies », a dit Inem Richardson.

Seule l’organisation des peuples africains et l’éducation politique, dit-elle, viendra au bout de la libération totale des peuples africains. A ce titre, elle a précisé que l’objectif recherché est d’augmenter le niveau d’éducation politique, avoir des gens qui viendront régulièrement exploiter cet espace afin de comprendre l’essence du panafricanisme.


Concernant les raisons et les objectifs du centre « Thomas Sankara pour la libération et l’unité africaine », Passamdé SAWADOGO alias Océan, Artiste musicien, invité d’honneur à la cérémonie d’ouverture, a donné son avis.

« Inem Richardson est une des filles de Sankara, et Sankara l’a dit : ‘tuez Sankara et des milliers de Sankara naîtront’. Ce projet doit être une jonction entre la diaspora africaine et l’Afrique. Et la diaspora a compris que tant que l’Afrique sera sous l’emprise de l’impérialisme, les Africains ne connaîtront jamais le respect et la liberté comme les autres peuples. C’est un plus, voir nécessaire d’implanter une telle bibliothèque», a-t-il déclaré.

Hervé Ouattara, un autre invité d’honneur, a, quant à, lui exprimé sa joie à l’issue de l’ouverture de cette bibliothèque, qui pour lui, est le lieu par excellence où s’abreuver du savoir. « C’est un honneur pour nous et la jeunesse qui pensent que Thomas Sankara doit être immortalisé pour toujours. C’est une occasion qui va permettre et à la jeunesse de lire les œuvres de Sankara, de mieux le découvrir et de comprendre ses discours » , a-t-il salué.

Le centre est accessible en temps plein et gratuitement. Il se veut une référence pour la jeunesse burkinabè et d’ailleurs. Sa création est la matérialisation d’un rêve pour la promotrice et cela grâce à une bourse d’études obtenu aux USA.

Abdoul Gani BARRY

Burkina 24

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