Journée internationale de la femme rurale : La possession des terres au cœur de la 24e édition

Le Burkina a commémoré la 24 édition de la Journée internationale de la femme rurale, ce vendredi 15 octobre 2021. C’est la région du Plateau-central qui a accueilli cette édition.

« Sécurisation foncière : quel avenir pour les femmes rurales ? », c’est sous ce thème que la 24e édition de la journée internationale de la femme rurale a été célébrée. Un thème qui interpelle sur le rôle des femmes qui occupent plus de 60% dans la production alimentaire.

« Aujourd’hui, elles sont à moins de 10% de possession de terres. Les terres qu’elles ont, même de temps en temps, leur sont arrachées. Il est important qu’on réfléchisse pour un Burkina plus équitable.

Comment nous allons faire pour aider ces femmes à non seulement produire mais produire sereinement, parce que nous savons que d’une année ou quatre, elles peuvent être dépossédées de ces terres, or c’est la source première de leurs revenus. 

D’où il est nécessaire pour nous de réfléchir sur cette thématique avec elles, pour voir comment on peut les accompagner », explique Hélène Marie Laurence MARCHAL, la ministre en charge de la promotion de la femme.

 

Remise de matériels aux femmes rurales

La méconnaissance des lois

Pour elle, cette tranche de la population, parfois ne connait pas la loi, ni le mécanisme ni le schéma élaboré par le gouvernement pour les aider à être propriétaires.

«  Le ministère a initié les 48h d’opportunité d’affaire. Nous avons mixé ces deux RDV, pour que les services financiers soient aux côtés de ces femmes-là, pour voir comment on peut les accompagner à avoir l’accès aux ressources, à une terre sécurisée. Aujourd’hui, nous pensons que nous avons mis une brique sur le mur et petit à petit nous ferons une belle maison », dit-elle.

Les femmes rurales sont confrontées à beaucoup de difficultés, selon leur représentante, Maïmounata Zoungrana. « Les femmes souffrent. Pourtant, ce sont les femmes qui travaillent du matin au soir pour nourrir les enfants, pour payer les scolarités. Malgré cela, elles n’ont pas accès à la terre » explique-t-elle.

Elle appelle les autorités à les accompagner davantage car la majorité de ces femmes rurales sont analphabètes et ne connaissent pas de Loi.

Il faut noter que cette 24eme édition a été ponctuée  par la remise de matériels  du ministère de la femme à hauteur de plus de 50 millions de FCFA et celui de l’agriculture à plus de 5 millions et des bons. Ces dons sont composés de moulins, de foyers, de barriques et de charrues.

Saly OUATTARA

Burkina 24

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