Médias au Burkina Faso : La promotion « persévérance » de l’ISTIC prête à servir

La sortie de la 33ème cuvée de l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ISTIC) est intervenue ce vendredi 15 octobre 2021. 110 nouveaux diplômés sont  mis sur le marché de l’emploi.

« Persévérance », c’est le nom de baptême de la 33ème promotion des élèves stagiaires de l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ISTIC). 110 étudiants qui viennent de finir leurs cycles de formations de deux ans et qui sont désormais à aptes de devenir des professionnels de médias et de la communication. Selon le directeur général de l’Institut, Zoumana Traoré, les sorties de promotion pour un formateur sont des moments géniaux. 

« Quand on arrive après deux ans à permettre à des jeunes de pouvoir devenir ce pourquoi ils étaient venus, je pense que c’est un satisfecit. Pour nous, le chalenge était énorme au regard de l’effectif et de nos capacités d’accueil », a-t-il relevé. Selon ses propos, des innovations telles que les studios radio et télé ont été apportées pour permettre à l’ISCTIC de répondre aux attentes. C’est donc une formation théorique et professionnelle que l’institut a livrée aux stagiaires. « L’accent est mis sur l’aspect professionnel », a indiqué Zoumana Traoré.

« L’avenir n’est pas sombre »

Selon les dires du directeur général de l’ISTIC, « tout est mis en œuvre » afin d’offrir un enseignement de qualité aux étudiants. Pour sa part, le ministre en charge de la communication, Ousséni Tamboura a salué le « dynamisme, l’abnégation et le professionnalisme » de l’ISTIC et de son personnel qui depuis 1974 forment des journalistes, des communicateurs et des techniciens. Selon ses dires, « c’est une fierté pour l’ISCTIC » d’avoir formé autant de personnes notamment pour le Burkina Faso.

A l’endroit des impétrants du jour, Ousséni Tamboura a indiqué que « l’avenir n’est pas sombre ». Pour lui, ils doivent être « fiers de ce qu’ils ont fait » car dit-il, « la communication est au cœur de notre société, la communication est au cœur de tous les défis ». Comme conseil, le ministre de la communication a appelé les 110 désormais anciens étudiants à « ouvrir leurs esprits et ne pas penser nécessairement à être employés ». Une manière pour lui d’appeler à l’entreprenariat.

Pour le compte de l’ISTIC, le ministre a réitéré l’accompagnement de son département pour le développement de l’institut. Sur l’importance de cette école pour le département en charge de la communication, Ousséni Tamboura a lancé que « l’ISTIC est très important ». Une occasion pour lui d’expliquer que des reformes sont en cours pour améliorer la qualité de l’enseignement et le cadre de travail.

Les majors ont reçu des récompenses

« L’encre des plumes ne doit point faire faire l’apologie des obscurantistes »

En sa qualité de parrain de la présente sortie de promotion, Idrissa Nassa, PDG de Coris Holding a félicité les lauréats pour « le travail abattu ainsi que les sacrifices consentis » pour arriver à ce jour. Sur la qualité de la formation reçue, il n’a pas manqué de donner son appréciation. « Cette prestigieuse école œuvre depuis 1974 à la formation des acteurs du monde de la presse et de la communication. Sa riche expérience et la qualité de son enseignement lui valent aujourd’hui une renommée internationale », a-t-il dit.

C’est donc un homme d’affaire convaincu de la qualité de la formation reçue par ses filleuls qui s’est exprimé. Revenant sur la 33ème promotion Idrissa Nassa a souligné la pertinence du nom de baptême. Pour lui, «  ce nom est en phase avec l’environnement socio-politique et économique du Burkina Faso. Le monde professionnel que vous allez intégrer a surement besoin que vous le dotiez de la vertu de la persévérance », a-t-il clamé. Il a aussi appelé ses filleuls à avoir un esprit patriotique en ces temps de crise sécuritaire.

Soulignant que les 110 lauréats doivent faire le travail en donnant l’information, la vraie et la juste, Idrissa Nassa a également relevé que « l’encre des plumes ne doit point faire faire l’apologie des obscurantistes ». Un message visiblement bien reçu par les étudiants. Prenant la parole au nom des lauréats, Aboubacar Sagnon, a relevé les acquis engrangés durant ces deux années de formation.

« L’ISTIC nous a transmis des connaissances qui nous permettront d’être des techniciens, des communicants et des journalistes compétents sur le terrain. On a appris à penser de manière critique et à analyser les situations qui nous font face. L’ISTIC nous a poussés à l’introspection. Enfin, l’ISTIC nous a appris à faire preuve d’éthique et de moralité », a-t-il dit. 

Basile SAMA

Burkina 24

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