Ingérence de l’industrie du tabac : Le Burkina Faso occupe la 10e place sur 14 pays africains

L’Association Afrique Contre le Tabac (ACONTA) a présenté le rapport sur l’indice de l’ingérence dans l’industrie du tabac au Burkina Faso, ce lundi 25 octobre 2021. Il ressort de ce rapport que le Burkina occupe la 10e place sur les 14 pays africains participants. 

Il s’agit du premier rapport du Burkina Faso sur l’indice d’ingérence de l’industrie du tabac qui évalue la façon dont le gouvernement répond aux tactiques de l’industrie du tabac en utilisant les directives de l’article 5.3 de la CCLAT de l’OMS.

Sur 80 pays participants dont 14 du continent africain, le Burkina Faso est à son premier rapport. C’est donc le lieu pour les membres de l’Afrique Contre le Tabac (ACONTA), de présenter le rapport sur l’indice de l’ingérence de l’industrie du tabac au Burkina Faso, ce lundi 25 octobre 2021, à Ouagadougou.

« Comme méthodologie, les données de ce rapport ont été recueillies à partir des sources accessibles au public. Notamment le site web du gouvernement, les rapports publiés dans les médias, les articles de presse, les sites et les rapports de l’industrie du tabac. Il y a également les rapports du ministère de la santé, donc c’est sur ces éléments que nous avons essayé de collecter un certain nombre d’informations », a détaillé Salif Nikiéma, coordinateur de Afrique Contre le Tabac (ACONTA).

« Le Burkina Faso a eu un score de 57 points »

Il poursuit que le Burkina Faso est un pays où l’ingérence du tabac est une réalité, au regard du rang qu’il occupe dans la sous-région. « Le Burkina Faso a eu un score de 57 points et qui occupe la 10e place sur 14 pays africains. Nous avons transmis ce rapport à l’autorité pour qu’enfin nous puissions vraiment ouvrir un œil pour barrer cette ingérence de l’industrie du tabac », a-t-il informé.

Présent à cette cérémonie de lancement, le Ministre de l’Industrie du Commerce et de l’Artisanat, Harouna Kabore, Co-parrain de la présente cérémonie, dans sa prise de parole a d’abord félicité l’association ACONTA, qui a fait de la lutte contre le tabac son cheval de batail en Afrique. En outre, il a tenu de rappeler les méfaits du tabac.

« On sait que dans le secteur, le tabac contribue à affaiblir nos capacités, le tabac nuit à la santé, le tabac détruit des vies, le tabac qu’on le consomme directement ou qu’on soit des personnes qui assistent à la consommation du tabac, c’est dangereux et on ne peut pas parler de développement du capital humain, si on ne traite pas de toutes les questions qui permettent donc à la population, aux acteurs, aux agents économiques de rester en bonne santé », a-t-il indiqué.

« Toutes les 6 secondes, une personne quelque part dans le monde meurt à cause du tabagisme »

« Toutes les 6 secondes, une personne quelque part dans le monde meurt à cause du tabagisme. En 2011, la consommation du tabac a provoqué le décès d’environ six millions de personnes parmi lesquelles 600.000 étaient des fumeurs passifs, malheureusement 80% de ces décès ont été observés dans les pays à revenu faible ou moyen comme le Burkina Faso », a déclaré Dr Narré, représentant du  ministre de la santé.

Face à ces chiffres assez considérables, l’association ACONTA a énuméré un certain nombre de recommandations à l’endroit du gouvernement. « Ces recommandations sont entre autres de demander au ministère de la santé de s’engager vraiment dans la lutte anti-tabac. Nous demandons également la prise d’un arrêté, ou d’un décret national pour interdire la chicha.

Nous demandons à ce que le système de suivi et de traçabilité des produits du tabac au Burkina Faso connaisse une révision. Il faut que le Burkina Faso adopte un système indépendant de l’industrie du tabac et conforme au protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac »,  a souhaité Salif Nikiéma.

Sié Frédéric KAMBOU

Burkina 24

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