Covid-19 : Alassane Bala Sakandé révolté contre cette façon de « fermer » les frontières

Ce mardi 26 octobre 2021 lors d’une séance plénière portant sur les questions orales avec ou sans débat tenue par l’Assemblée nationale, une question sur la réouverture des frontières terrestres a été posée au Premier ministre, Christophe Dabiré. Cette question a amené le président de l’Assemblée nationale, Alassane Sakandé Bala, à cracher ses vérités… 

Le président de l’Assemblée nationale a interpellé le gouvernement sur ce qui se passe au niveau des frontières terrestres bien qu’elles soient déclarées officiellement fermées. Selon Alassane Sakandé, des individus se sont enrichis sur le dos des populations. Pour lui, le fait que les gens se sont faits de l’argent ne lui fait pas mal, plutôt le trafic non contrôlé qui se fait dans ces points de passage.

Il craint que cette situation ne retourne pas en mal au Burkina Faso dont la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader. « Il y a des situations où il faut qu’on se dise les choses telles que vécues. En français facile, fermeture des frontières ça veut dire que c’est fermer, personne ne passe, personne ne sort« , a-t-il relevé.

Mais selon le président de l’Assemblée nationale, ce n’est pas le cas dans les frontières aujourd’hui. Sur ce, il invite les différents pays de la sous-région à être réalistes et pragmatiques. « Personnellement, j’ai suivi une émission, je pense que c’est sur RFI si je ne me trompe où quelqu’un a quitté le Nigeria, il a fait le tour jusqu’à revenir au Niger en pleine fermeture des frontières. Et il a témoigné à la radio « , a-t-il dit.

Et de poursuivre : « J’en veux pour preuve également des populations qui vivent au niveau des frontières qui viennent nous voir sur ce trafic organisé au niveau des frontières, qui a amené même certains à payer des tricycles et qui se vont enrichir« .

Pour Alassane Sakandé, la question sécuritaire reste posée. « Parce que, tous ceux qui passent ces frontières-là par la voie normale ou détournée viennent comme ça on ne contrôle pas les entrées et les sorties. Puisque, on ne peut pas mettre un cachet sur passeport. Et même par la voie normale, on ne pas mettre un cachet et nous savons tous comment ça se passe« , a-t-il soutenu.

Selon le Président du parlement, tout récemment les terroristes étaient en train « d’écumer » dans une de ces frontières qu’il n’a pas nommées. « Si nous maintenons cette situation à l’état, parce qu’aujourd’hui, c’est dans la brousse on voit des gens avec des tricycles avec des marchandises, on ne sait pas ce qu’ils transportent. Pour une somme dérisoire, le gars passe, qu’est-ce qu’on fait ? Est-ce qu’on va être là assis en train de faire des études pendant qu’on ne sait pas qui rentre, qui sort ? Il y a un problème pour notre sécurité« , s’est-il offusqué avant de poursuivre :

« Honnêtement si vous ne prenez pas des décisions dans des meilleurs délais, ce trafic qui se fait au niveau des frontières-là, nous allons le recevoir ça à la figure. C’est clair, c’est net« , a-t-il terminé.

( À la une: Photo d’illustration)

Willy SAGBE
Burkina 24

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