Promotion du contenu local au Burkina Faso : L’ABSM, un acteur clé !

L’Alliance des fournisseurs burkinabè de biens et services miniers (ABSM) veut davantage faire connaitre ses actions et résultats à la population burkinabè. Pour ce faire, elle a animé une conférence de presse, ce jeudi 28 octobre 2021 à Ouagadougou, au cours de laquelle elle a pu présenter les acquis engrangés, les défis auxquels elle fait face ainsi que ses perspectives pour les prochaines années en matière de contenu local au Burkina Faso.

Neuf ans que l’Alliance des fournisseurs burkinabè de biens et services miniers (ABSM) s’est fixée pour mission de promouvoir la fourniture locale de biens et services aux mines, par la professionnalisation des fournisseurs locaux, l’amélioration de l’environnement et dans la collaboration avec tous les acteurs concernés.

En effet, depuis le 19 janvier 2012, elle œuvre, à en croire Augustin Coulibaly, Secrétaire général de l’alliance, au renforcement des capacités des fournisseurs burkinabè à travers la réalisation d’actions d’information, de formation et de sensibilisation, la mise en relation d’affaires, le plaidoyer et la participation aux différents cadres d’échanges en lien avec le contenu local au niveau national, sous régional et international. En presque une décennie d’existence, ses actions et acquis s’inscrivent entre stratégie et opérationnalisation.

En ce qui concerne le premier point, il s’agit essentiellement de plaidoyers. Au nombre de ceux-ci, le plaidoyer pour la prise en compte du contenu local dans le code minier de 2015, plus exactement en ses articles 101 et 102 ; le plaidoyer ayant amené le ministère des mines à élaborer la stratégie nationale du contenu local dans le secteur minier au Burkina Faso, et dans laquelle elle fut un acteur clé dans l’élaboration. Quant au second, l’opérationnalisation, les actions sont menées en rapport avec la mission fixée à savoir informer, renforcer les capacités, organiser la Journée du Fournisseur minier au Burkina Faso, etc.

Comme toutes structures, l’ABSM, en dépit des actions et acquis engrangés, reste confrontée à des difficultés. « Entre autres, nous pouvons citer la lenteur dans l’adoption et la mise en œuvre des textes sur le contenu local ; l’absence des produits financiers adéquats au financement des actions des fournisseurs miniers ; l’absence de cadre de concertation formelle entre les différents acteurs du secteur comme indiqué dans l’article 101 du code minier », a cité Augustin Coulibaly.

En termes de perspectives en matière de contenu local, il est cité l’élaboration du plan stratégique quinquennal de l’alliance ; la mobilisation de l’ensemble des opérateurs économiques autour des actions de promotion du contenu local ; l’accompagnement de la mise en œuvre des textes d’application sur le contenu local en cours d’adoption ; la participation à la mise en œuvre de la stratégie nationale du contenu local…

Yves Zongo, président de l’ABSM, est revenu sur le terme « contenu local », longuement utilisé par son prédécesseur. « Contenu local veut dire préférence nationale », a-t-il défini. Et, la préférence nationale sur le secteur minier, est pour lui une décision politique que l’Etat prend quand il a pris conscience que les taxes (335 milliards) ne représentent rien dans ce qu’il gagne dans l’or et qu’il veut avoir un développement durable ; alors, il fait la promotion des nationaux pour devenir les prestataires, les leaders, les transformateurs dans la chaine de valeur de la mine.

Ainsi, poursuit-il, « nous passerons de 15 ou 16%, où nous avons la fourniture locale, à 25 ou 30% et d’où nous pensons qu’en 2026, nous serons à 36% de la manne pour faire renforcer les sociétés minières occupées et renforcées par les Burkinabè. « La promotion de la fourniture locale, c’est une décision politique, objective de donner des parts aux nationaux pour que le pays ait un développement durable », a-t-il somme toute soutenu.

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Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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