Burkina Faso : En moyenne 30.000 véhicules et 300.000 motos circulent sans immatriculation

Le ministère en charge des transports a procédé ce jeudi 04 novembre 2021 au lancement officiel du système d’immatriculation dans les séries provisoires W et WW au Burkina Faso. Désormais tout véhicule importé devra disposer d’une immatriculation provisoire au niveau des points d’entrée.

Ce qu’il faut savoir sur ce système d’immatriculation provisoire est que W désigne le propriétaire de l’engin et WW permet d’identifier l’emplacement et le type de véhicule qu’il soit à deux roues ou quatre roues, comme l’a expliqué le ministre des transports, Vincent Dabilgou. Selon le ministre en charge des transports, aucun véhicule « ne peut et ne doit » circuler sur une voie routière ouverte à la circulation publique sans pouvoir être identifié.

« Le constat au Burkina Faso et qui constitue une faille préjudiciable à la sécurité publique, est qu’en moyenne sur les cinq dernières années, par an, plus de 30 000 véhicules quatre roues et plus, et plus de 300 000 cycles à moteur soumis à l’immatriculation circulent sans immatriculation ou sans immatriculation connue des fichiers nationaux« , a renseigné le ministre en charge des transports.

Il a poursuivi qu’en ces temps d’insécurité, il est inadmissible de continuer à tolérer cette situation. « C’est la raison fondamentale de la définition du système des immatriculations dans les séries provisoires W et WW et la nécessité de le mettre en œuvre« , a-t-il souligné.

La quiétude de pouvoir circuler

Pour le ministre Dabilgou, bien que tout changement puisse entraîner des réticences ou des oppositions, l’introduction des immatriculations dans les séries provisoires est un réel motif de soulagement pour la population en général, « pour tout acquéreur de véhicule neuf ou d’occasion et pour les forces de défense et de sécurité ».

« Pour la l’acquéreur en particulier, c’est la quiétude de pouvoir circuler dès l’achat de son nouveau véhicule et l’assurance que les documents qui lui sont remis sont authentiques« , a ajouté Vincent Dabilgou en rassurant que ce système est « robuste et fiable », au plus près des principaux utilisateurs que sont notamment les importateurs et les vendeurs de véhicules et de motos.

« Ce système doit également être disponible en temps réel et tout temps pour permettre aux forces de défense et de sécurité d’être efficaces dans leurs missions. C’est pourquoi, sa concession s’est imposée et ce d’autant que le ministère en charge des transports est peu déconcentré, car étant seulement représenté dans les chefs-lieux des régions« , a-t-il avancé.

À cet effet, s’adressant aux organisations socioprofessionnelles agissant dans le secteur de l’automobile, de l’importation des véhicules et des motocycles vers les garagistes, les carrossiers, les importateurs de motos et la population burkinabè, Vincent Dabilgou a laissé entendre que le gouvernement attend beaucoup d’eux.

La solution aux problèmes

« Certes, il n’apportera pas tout seul la solution aux problèmes divers et multiples de l’insécurité sous toutes ses formes. Mais il y contribuera énormément« , a-t-il dit en rappelant que le système est efficace et devra permettre en tout lieu et en tout temps, « un accès pour l’enregistrement des informations concernant le véhicule ou la moto dès qu’il est vendu et dès que les documents douaniers ont été régulièrement obtenus.

Par ailleurs, Vincent Dabilgou contredit tous ceux qui estiment que c’est à cause du retard consommé dans l’établissement des plaquettes d’immatriculation que ce système est mis en place. « Ce raisonnement est en grande partie faux. Nous avons besoin d’une immatriculation provisoire pour conduire le véhicule jusqu’à notre lieu de résidence, pour circuler sur les routes, pour présenter aux autorités pour les différentes formalités« , a-t-il argumenté.

Vincent Dabilgou a également fait comprendre que la mise en œuvre de ce système ne veut pas dire que le gouvernement veut de l’argent même si l’on a besoin. « Loin s’en faut ! Le coût de l’immatriculation provisoire est supporté par le vendeur« , a-t-il signalé.

A noter que le prix de ces immatriculations provisoires est de 9500 FCFA pour les motos et 12500 pour les véhicules et remorques.

Willy SAGBE
Burkina 24

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