Les nonuplés maliens attendent de rentrer au pays après six mois au Maroc

Les nonuplés maliens nés à Casablanca au Maroc ont eu leurs six mois ce jeudi 4 novembre 2021. Il en ressort qu’ils se portent tous très bien après leurs naissances largement médiatisées en raison de l’exception mondiale que représentait cet évènement. Tout au long de leurs séjours dans le royaume chérifien, ils ont bénéficié d’un traitement de faveur avec de longues semaines en couveuse et une étroite surveillance médicale. La famille se dit prête à rentrer à Tombouctou où une chose est sûre, elle sera l’objet d’une grande attraction nationale.

A Casablanca, la famille se trouve encore dans un appartement médicalisé. L’on garde en mémoire cette grossesse à très haut risque pour la mère et les bébés, nés grands prématurés par césarienne le 4 mai dernier.

Toutefois, aujourd’hui, la famille au complet est en parfaite forme et rappelle au père Abdelkader Arby ses responsabilités : « Cela demande beaucoup d’attention. Ils peuvent se réveiller tous ensemble. Toujours veiller, toujours être là au besoin. Nous sommes là dans l’appartement, tellement occupés. Les heures et les jours passent très vite. Il faut de l’aide ».

En plus de deux (2) infirmières et d’un pédiatre, le couple est assisté par des proches venus du Mali pour la circonstance. La plus petite Hawa qui avait particulièrement attiré les projecteurs sur elle du fait de ses maigres 500 grammes, est à ce jour à trois kilos.

« Ils ont des différences de caractèreIl y en a qui pleurent, d’autres qui ne pleurent pas. Certains veulent seulement qu’on les porte. Quand les enfants dorment, nous, on se repose, le temps qu’ils se réveillent », confie la mère Halima Cissé.

Dernièrement, la ministre malienne de la Santé et du Développement social, Diéminatou Sangaré, a séjourné à Casablanca auprès de la famille des nonuplés pour évaluer la situation et préparer le retour pour lequel aucune date n’a été avancée. Mais en attendant, le père, Abdelkader Arby, retournera bientôt seul à Tombouctou pour réconforter sa fille aînée qui est âgée de moins de trois ans.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source : RFI

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