Procès Sankara : Gilbert Diendéré soupçonné d’avoir ordonné d’abattre Michel Koama

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Le Parquet a relevé des incohérences dans les propos de l’accusé Belemlilga Pascal ce lundi 15 novembre 2021 au Tribunal militaire.

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Dans sa déposition, l’accusé avait confié, selon le Parquet, avoir reçu des ordres de Tibo Ouédraogo, chef d’escadron motocycliste pour aller au Camps CRS pour l’assaut contre la FIMATS. Mais, devant le tribunal ce 15 novembre 2021, Belemlilga Pascal a avoué s’être trompé de personne.

Il dit avoir remplacé Tibo Ouédraogo par Bernard Kaboré. « Je n’ai pas vu Tibo le 15 octobre 1987, mais le lendemain au Conseil. Il avait son chauffeur et deux filles policières comme gardes de corps », raconte-t-il.

Cependant, le Parquet trouve ses propos discordants. Aussi l’accusé dit avoir été averti par quelqu’un de ne pas mettre pied au conseil dans l’après-midi du 15 octobre, mais il dit ne pas se rappeler l’identité de cette personne. 

Au Parquet de rétorquer : « Tous les moyens sont bons pour s’accrocher pour ne pas se noyer, mais là, vous vous êtes mal accroché », a laissé entendre un membre du Ministère public qui affirme que concernant l’assassinat de Koama Michel, alors commandant de l’ETIR, Belemlilga Pascal avait déclaré devant le juge d’instruction avoir rencontré Gaspard Somé qui a dit qu’il a abattu son chef de corps et qu’il allait rendre compte à Gilbert Diendéré.

L’accusé affirme qu’il s’agit de sa propre analyse. « S’il dit qu’il était allé en mission pour abattre son chef, c’est qu’il a été envoyé. Et s’il part au conseil pour rendre compte, c’est à Gilbert Diendéré qui était le responsable du Conseil et non quelqu’un d’autre. C’est une conclusion personnelle que je fais », a conclu l’accusé.

Après lui, c’est Deme Diakalia, Adjudant-chef Major à la retraite, en service à l’EMC au moment des faits, qui est passé à la barre.

Relevant du même peloton que son prédécesseur et étant venu à Ouagadougou pour les mêmes raisons sportives, leurs versions des faits se rapprochent. Il a plaidé également non coupable, et nie toute implication dans les événements du 15 octobre 1987.

Son interrogatoire se poursuit demain 16 novembre 2021 avec notamment l’intervention des avocats de la Défense.

Akim KY 

Burkina 24 

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