Communication de crise et risques sanitaires : Des acteurs de la santé renforcent leurs capacités

Ouverture, ce mardi 23 novembre 2021 à Ouagadougou, d’un atelier régional de formations sur la communication de crise et la communication sur les risques sanitaires au Burkina Faso, à Ouagadougou sous la présidence du ministre de la santé, Pr Charlemagne Ouédraogo.

Selon Dr Hadja Alimata Diarra/Nama, représentante pays de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « parce que les informations distillées ne sont pas toujours vérifiées, elles font d’énormes dégâts au sein des populations ».

En effet, la conséquence de tels actes, notamment dans le contexte sanitaire actuel, dira-t-elle, est l’hésitation, voire le refus à se faire vacciner ou même à observer les gestes barrières ou tout simplement le déni de la maladie (Covid-19).

Et aussi de faire remarquer que la question de communication lors d’une urgence sanitaire revêt un enjeu capital dans la prévention et la réponse aux différentes crises qu’elles soient institutionnelles, de santé publique ou de catastrophe naturelle.

Ainsi, pendant 48 heures, soit du 23 au 24 novembre 2021, les membres du cabinet, du Secrétariat général et des directeurs généraux et transversaux du ministère de la santé ainsi que les directeurs régionaux de santé du Centre des opérations d’urgences verront leurs capacités renforcées sur la communication de crise, les stratégies de la communication, sur les risques et la notion de bonnes paroles, informe-telle.

« En d’autres termes, les réponses aux questions suivantes seront développées : Quelles sont les passerelles à connaitre ? Comment être clair et précis ? Comment prendre la parole en public ?

Comment s’adresser aux médias ? Et enfin, comment être un bon porte-parole en période de crise ? », a expliqué le ministre de la santé, Pr Charlemagne Ouédraogo.

Pour ce dernier, avec toute l’information scientifique et l’expérience vécue, il est important de pouvoir communiquer sur l’information vraie.

« Aujourd’hui, il est important qu’avec toute l’information  scientifique et l’expérience vécue, nous puissions communiquer sur l’information vraie, rassurer la population et obtenir un engagement communautaire en faveur du respect des mesures sanitaires pour prévenir la maladie, mais aussi pour obtenir un engagement en faveur de l’accompagnement et de l’adhésion à toute la stratégie de lutte contre de grandes endémies », a-t-il indiqué.

Pour rappel, cette formation, qui sera suivie d’une autre formation sur la communication sur les risques et l’engagement communautaire du 25 novembre au 4 décembre à Koudougou, est initiée par le ministère de la santé avec l’appui technique et financier du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, à travers son bureau des urgences de santé de Dakar, au Sénégal.

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24 

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