Tribune l « Les pays africains sont contents que les capitaux et la technologie de la Chine les aident »

Ceci est une « réponse du porte-parole de l’Ambassade de Chine au Burkina Faso à des rumeurs sur la Chine ».

Face à la grande incertitude du monde, surtout à la rude épreuve de la pandémie, la Chine et l’Afrique ont réagi ensemble activement et efficacement. La coopération sino-africaine, faisant preuve d’une forte résilience et vitalité, montre une perspective brillante.

Cependant, à l’approche de la nouvelle édition du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA), certains journalistes, en ignorant les faits, attisent des clichés usés sur des médias occidentaux, calomnient la politique de la Chine envers l’Afrique, discréditent la coopération Chine-Afrique. Dans le but de rétablir la vérité, l’Ambassade de Chine au Burkina Faso éclaire par la présente l’opinion publique.

Ils ont accusé la Chine de piller discrètement les ressources  de l’Afrique. D’abord, tout en satisfaisant aux besoins des pays africains, le don chinois s’est consacré essentiellement dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation, de la santé et des infrastructures sociales.

Et les prêts préférentiels accordés sont concentrés sur les grands projets d’infrastructure sociale tels que le transport, la télécommunication et l’électricité. L’aide chinoise accompagne les pays bénéficiaires pour sortir de la pauvreté, améliorer les conditions de vie et renforcer leur capacité de développement autonome. Deuxièmement, la coopération économique et commerciale sino-africaine, y compris le secteur de l’énergie et des mines, respecte strictement les lois et règles du marché international et local tout en adhérant au principe gagnant-gagnant sur le pied d’égalité.

Troisièmement, la structure du commerce sino-africain est déterminée par les avantages comparatifs et les phases différentes de développement des deux parties. Cette complémentarité entre les deux économies peut favoriser le développement commun.

Ils ont accusé la Chine de jouer une « diplomatie de prêt », « donner de la droite et récupérer de la gauche ». En effet, la Chine reste toujours fidèle au principe dit « amples consultations, contribution conjointe et bénéfices partagés ». Tous les accords de prêt ne sont jamais assortis de condition politique, et sont signés par le biais du dialogue et de la négociation. Il n’existe pas de termes cachés. Les entreprises chinoises ont la volonté et la capacité de respecter le délai d’exécution et d’assurer la qualité des travaux.

Comme l’ont indiqué plusieurs reprises des dirigeants des pays africains, la partie africaine choisit des entreprises chinoises pour réaliser les projets des infrastructures en raison de leur riche expérience et leur bon rapport coût-efficacité. Les pays africains sont contents que les capitaux et la technologie de la Chine les aident dans le processus de résolution des problèmes de développement et apporte des avantages tangibles à leur peuple. Selon les statistiques, en Afrique, la Chine avec tous ses projets réalisés et en cours d’exécution ont rénové et construit plus de 10 000 kilomètres de voies ferrées et 100 000 kilomètres de routes, augmenté 120 millions de kilowatts de capacité installée, installé 150 000 kilomètres de réseaux de télécommunication, construit plus de 400 établissements médicaux et plus de 1 200 établissements d’enseignement, renforcé la capacité de traitement d’eau de 400 000 tonnes par an, et créé ainsi plus de 4,5 millions d’emplois.

Ils ont accusé la Chine de refuser de faire le transfert de compétences dont l’expertise locale pourrait bénéficier. Beaucoup d’amis africains connaissent par cœur un proverbe chinois, « plutôt que de donner à quelqu’un du poisson, mieux vaut lui apprendre à pêcher », c’est le concept de coopération auquel la Chine a toujours adhéré.

Dans la Déclaration du Sommet de Johannesburg du FCSA en 2015,le mot « formation » a été mentionné 32 fois dans les Huit initiatives majeures proposées par le président chinois lors du Sommet de Beijing du FCSA en 2018, ce mot a été utilisé 15 fois. Aujourd’hui, les propositions de 2015 et de 2018 sont toutes devenues réalité. La Chine partage sans réserve son expérience et ses expertises dans divers domaines avec les pays africains pour leur apprendre à « pêcher ». Depuis le rétablissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Burkina Faso, 4 missions, soit une dizaine d’ équipes de spécialistes dans les domaines de l’agriculture, la santé et la formation professionnelle ont travaillé sur le sol burkinabè, la première équipe des spécialistes chinois envoyés en Afrique dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 a échangé avec leurs homologues locaux, une centaine de séminaires bilatéraux et multilatéraux ont été organisés, dont des dizaines de milliers de Burkinabè de différents secteurs ont été bénéficiaires.

Ils ont la « nostalgie» des petites faveurs de la province de Taiwan. En fait, le 1er octobre 1949, le Parti communiste chinois a guidé le peuple chinois à la victoire lors de la Nouvelle révolution démocratique et a créé la République populaire de Chine. Le groupe dirigeant du Kouo-Min-Tang s’est retiré à l’île de Taiwan.

Avec le soutien des forces étrangères, il affronte le gouvernement central, d’où vient la question de Taiwan. La province de Taiwan est une partie inaliénable de la Chine, comme Bobo-Dioulasso ne peut être séparé du Burkina Faso. La question de Taiwan était née de la faiblesse et du chaos de la nation chinoise et qu’elle serait résolue lorsque le renouveau national deviendrait une réalité. Le retour de Taiwan à la mère patrie est la tendance irréversible de l’évolution historique de la nation chinoise, et constitue également la volonté commune de tous les Chinois. En plus, le principe d’Une seule Chine est un large consensus de la communauté internationale et a été reconnu par plus de 180 pays, y compris le Burkina Faso.

Et c’est sur cette base de consensus que la Chine et le Burkina Faso ont marché côte à côte jusqu’à ce jour. Certains qui réitèrent la « bonté » de l’autorité de Taiwan, vont à contre-courant de l’époque et de l’histoire. Il n’y a aucune perspective qu’ils iront à l’encontre du courant dominant de la coopération sino-burkinabè qui profite au peuple.

Il est dit que le FCSA est créé en miroir des sommets France-Afrique, afin de mieux « appâter » les dirigeants africains. En effet, le FCSA était à l’origine une réunion au niveau ministériel. Conformément aux besoins de développement des relations sino-africaines et à l’initiative de la Chine et de l’Afrique, le forum a requalifié les réunions de 2006, 2015 et 2018 en sommets.

Les chefs d’État et de gouvernement invités y ont pris part pour échanger sur la coopération et renforcer l’amitié. Depuis sa création il y a 21 ans, le Forum a adhéré aux principes d’égalité et d’avantages mutuels, de consultation sur un pied d’égalité. Il a pour objectif d’améliorer la compréhension, d’élargir le consensus, de renforcer l’amitié et de promouvoir la coopération. Ses fruits ont bénéficié aux peuples chinois et africains. A l’approche de la prochaine réunion du FCSA, la Chine, toujours fidèle aux principes de « sincérité, résultats effectifs, amitié et bonne foi » et de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés, avancera main dans la main avec les pays africains, afin de relever les défis de l’ère post-pandémie, et donner un nouvel élan à cette coopération qui va mieux profiter à la population.

L’amitié sino-africaine est franche et sincère, la coopération sino-africaine pragmatique et fructueuse. Nous, nous témoignons avec les faits et la vérité, les bruits infimes n’entameront pas la détermination d’approfondir la coopération sino-africaine, ni n’ébranleront l’amitié sino-africaine.

Porte-Parole de l’Ambassade de Chine au Burkina Faso

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