Le mouvement « On n’en peut plus » exige la démission de Roch Kaboré

Le mouvement « On n’en peut plus » s’est prononcé sur  la situation nationale, ce mercredi 24 novembre 2021 à Ouagadougou. Il a demandé, entre autres, la démission du président du Faso mais aussi promis de poursuivre le gouvernement et les trois Compagnies de téléphonie concernant la coupure d’internet mobile au Burkina Faso. 

Au regard de la situation sécuritaire marquée par la coupure d’internet mobile au Burkina Faso, le mouvement «  On n’en peut plus » a tenu une conférence de presse pour exiger la démission du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, ce mercredi 24 novembre 2021.

Le coordinateur national du mouvement, Mahamadi Ouédraogo, alias Madi de Gounghin a, d’entrée, dénoncé la gestion de la situation sécuritaire qu’il a qualifiée de « macabre ». «(…) Nous pouvons vous assurer qu’il n’y a aucun adjectif pour qualifier le président Kaboré et sa bande. Il est temps pour le Président  de se remettre en cause et s’il a toujours un peu d’intégrité et d’amour, ne serait-ce que pour ceux qui l’ont voté, de reconnaitre son échec notoire et de déposer tout simplement sa démission », a-t-il souhaité.

Pour lui, la situation sécuritaire récente survenue à Inata et Foubé vient une fois de plus démontrer et justifier leur souhait,  car a-t-il dit, « aujourd’hui, doit-on continuer à enterrer de jeunes burkinabè pleins d’avenir, de projets, pilier et espoir de leurs familles et de toute la nation ? Nous sommes dans l’affliction totale. Sans se tromper, nous affirmons qu’il (Roch Kaboré) est alors le véritable problème de ce pays », a-t-il affirmé.

Madi de Gounghin

Au-delà de la question sécuritaire le mouvement à indiqué que concernant la coupure d’internet, le gouvernement s’est trompé de cible. « Ils se sont penchés sur l’aspect de la désinformation de certains pour couper l’intérêt. Il n’ont même pas pensé aux gens qui utilisent cet outil pour survivre. Cette rupture d’internet paralyse les activités socio-économiques de bon nombre de Burkinabè. Mais nous comprenons aisément leur attitude, car s’ils ont pu affamer des soldats au front, ce n’est pas le citoyen lambda qui sera épargné », a-t-il fait savoir.

Toujours sur cette lancée, il déclare : « Pour justifier, cette coupure hasardeuse le gouvernement nous sort un communiqué laconique. Notre mouvement compte porter plainte contre l’ARCEP et les trois réseaux téléphoniques ».

Pour information, le 27 novembre 2021, une marche est prévue pour dénoncer, entre autres, la situation sécuritaire et exiger la démission du président. A ce titre, le mouvement a tenu à dire qu’il n’est pas pour le moment affilié à cette marche. Cependant il n’écarte pas son éventuelle participation.

Abdoul Gani BARRY

Burkina 24 

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