Burkina Faso : « Nous, on se démarque de toute marche invitant à la violence »

L’Association Songui-malgre des Jeunes Unis pour la Paix et la Solidarité (ASJUPS) a effectué sa toute première sortie médiatique, ce jeudi 25 novembre 2021 à Ouagadougou, sur le thème : « Contribution de l’ASJUPS pour un Burkina de paix et de cohésion sociale ».

Créée en avril 2021, l’Association Songui-malgre des Jeunes Unis pour la Paix et la Solidarité (ASJUPS), engagée dans la promotion du vivre ensemble était face à la presse ce jeudi 25 novembre 2021. Occasion pour la jeune association de se dévoiler au public et donner sa lecture de la situation nationale.

En rapport avec l’actualité, l’association déplore les tensions qui alimentent la société burkinabè actuelle. « Nous déplorons les propos discourtois, le manque de respect, les injures à l’endroit des personnes âgées, des coutumiers et religieux », a laissé entendre Moussa Tiendrébéogo, le président de l’association.

Moussa Tiendrébéogo, Président de l’ASJUPS

D’ailleurs Moussa Tiendrébéogo et ses camarades exhortent le peuple burkinabè à cultiver le civisme. « Evitons de jeter aux langues mielleuses et malintentionnées des citoyens à la vindicte populaire. Ne laissons pas les réseaux sociaux devenir des accélérateurs du désordre et du chaos social », souligne-t-il.

« Nous, on se démarque de toute marche invitant à la violence »

L’association s’est fixée pour objectif de travailler en synergie d’actions avec les autorités morales dans l’objectif d’apaiser le climat social. « Le contexte difficile que nous vivons est une invite pressante à aller puiser dans les sources de sagesse infinie que représentent nos chefs et toutes notabilités coutumières dont le Mogho Naaba Baongo reste une figure centrale », clame-t-il.

En rapport avec la marche du 27 novembre 2021, l’ASJUPS s’en démarque et invite la population à la retenue. « Quand on demande au président de démissionner, je puisse me permettre de dire qu’à quelque part, c’est politique. Nous, on se démarque de toute marche invitant à la violence, parce qu’on sait le commencement, mais on ne sait pas comment ça va se terminer », a lancé Moussa Tiendrébéogo.

Dans les jours à venir, l’ASJUPS entend parcourir les régions et campagnes du Burkina Faso pour prêcher le vivre ensemble. Elle envisage également toucher les autorités coutumières, religieuses et politiques pour impulser leur engagement pour la cohésion sociale. Pour finir, elle invite la population à adhérer à cette cause en se basant sur les mécanismes traditionnels de cohésion telle la parenté à plaisanterie, la solidarité, etc.

Akim Ky

Burkina 24 

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