Lutte contre l’insécurité au Burkina : Le FRC appelle à « l’engagement de tous »

Ceci est une déclaration du Front de renforcement de la citoyenneté (FRC) dans le cadre de la lutte contre l’insécurité au Burkina Faso.

Il est temps d’amorcer la dynamique d’un sursaut patriotique. Le Burkina Faso fait face à la plus grande menace contre son intégrité territoriale et son unité nationale. La présence de l’Etat dans plusieurs parties du pays est remise en cause.

Des autorités locales sont menacées, réduites au silence, enlevées ou assassinées. Des localités entières sont désertées par des agents publics apeurés et point rassurés par la présence des forces de l’ordre, là où elles sont disponibles. De nombreuses écoles sont fermées et des dizaines de milliers d’élèves n’ont plus accès à l’instruction. Les effets corrosifs de cette insécurité sur l’économie nationale sont inestimables et alimentent à leur tour la volatilité sociale et distendent la cohésion sociale.

En effet, victimes isolées et incomprises, des populations aux abois sont de plus en plus tentées par des replis identitaires, des dérives ethniques et régionalistes. Des poussées irrédentistes sont ainsi à craindre. En définitive, c’est la réalité du Burkina Faso un et indivisible sur un territoire de 274 200 km2 qui est mise en cause.

En somme-nous seulement conscients ? Il y a lieu d’en douter tant la faiblesse de la mobilisation sociale le dispute aux dysfonctionnements de la chaine de commandement. L’indignation est à son paroxysme suite au drame d’Inata qui a vu la perte de plus d’une cinquantaine de nos vaillants gendarmes.

Affamés, affaiblis, ils avaient appelé en vain leurs chefs au secours les jours précédant l’attaque. Comment une telle insouciance a-t-elle pu s’immiscer dans la chaine de commandement pour conduire à cette ignominie ? Pour leur vaillance et leur don de soi, il faut leur rendre hommage pour les initiatives de survie qu’ils ont prises et nous incliner devant leurs mémoires.

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Si l’inacceptable a été commis, nous devons trouver la ressource pour sortir de l’impasse en évitant de tomber dans le piège de l’inconséquence bien qu’il y ait à redire sur les atermoiements d’une gouvernance obsédante.

Or il faut le dire tout net : nous sommes aujourd’hui en guerre et il n’y a pas lieu de tergiverser. La contradiction principale à l’heure actuelle réside dans la sauvegarde de la patrie !  C’est là un impératif contraignant qui nous interpelle tous et qui appelle l’engagement de tous : hommes politiques de tous bords, leaders coutumiers, religieux, syndicaux, associatifs, artistes traditionnels comme modernes, femmes et hommes de médias, citoyens ordinaires !

Levons-nous ! La patrie nous appelle !

Par-delà nos chapelles politiques, syndicales, associatives, religieuses, ensemble, dans un vaste mouvement patriotique qui transcende nos différences, battons-nous contre l’hydre terroriste pour le salut de la patrie. Le Burkina Faso a besoin de moi ! Il a besoin de toi ! Il a besoin de nous ! La défense de la mère-patrie ne saurait être laissée à nos seules Forces de Défense et de Sécurité (FDS), fussent-elles vaillantes et braves !

C’est par notre détermination à refuser la soumission, à rejeter la barbarie d’où qu’elle vienne que nous aiguiserons le courage et l’intrépidité de nos FDS à défendre la patrie en danger et que dans un sursaut patriotique nous sauvegarderons notre intégrité territoriale et le ciment de notre cohésion sociale. C’est le seul combat qui vaille la peine d’être mené ! C’est par cet engagement que nous obtiendrons la nécessaire refondation d’un Etat de droit effectif, d’une bonne gouvernance assumée, d’un vivre ensemble vertueux, d’une réconciliation véritable.

Frères et sœurs burkinabè, en ces temps d’incertitude, le moment est venu de donner tout son sens à notre hymne national,  «Le Ditanye » !

Chassons la peur de nos cœurs et faisons en sorte que « Mûrissent partout les moissons des vœux patriotiques ».Face au défi de l’heure, dressons-nous dignement et fièrement et professons notre foi inébranlable au Burkina Faso afin que « Et séant désormais en sa dignité recouvrée
L’amour et l’honneur en partage avec l’humanité
Le peuple du Burkina chante un hymne à la victoire » ! Nos ancêtres l’ont proclamé de longue date : aucune mort pour la patrie n’est vaine.

Alors répétons avec courage et conviction : « La patrie ou la mort nous vaincrons » !

Nan lara an sara !

Ismael A. Diallo, porte-parole du Front de Renforcement de la Citoyenneté (FRC)

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