Manifestations du 27 novembre : L’opposition condamne une « violente répression »

Ceci est une déclaration du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) sur la situation nationale.  

Le 27 novembre 2021, des manifestations se sont déroulées à Ouagadougou à Bobo-Dioulasso et dans quelques localités du Burkina, à l’appel de plusieurs Organisations de la Société Civile (OSC).

Ces actions de protestation ont entrainé des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre occasionnant plusieurs blessés et de graves atteintes aux biens. De ce qui précède, l’Opposition Politique réunie autour du Chef de File de l’Opposition, voudrait faire les observations suivantes :

– Il ressort que par acte d’huissier en date du 25 Novembre 2021, à la requête des organisateurs de la marche, la Mairie centrale a délibérément refusé de réceptionner la déclaration préalable de manifestation formulée par les OSC initiatrices au mépris des dispositions constitutionnelles et légales en la matière;

– Le Maire de la ville de Ouagadougou a requis à tort les forces de Gendarmerie et de la Police Nationale par lettre en date du 24 novembre 2021. Ce faisant, il a largement outrepassé ses pouvoirs.

– avant la manifestation, il ressort des déclarations des manifestants que des pourparlers avaient été engagés entre les initiateurs de la marche et les forces de la Gendarmerie, toute chose qui indiquait l’esprit pacifiste qui animait les manifestants. Il a fallu l’intervention violente et inattendue de la Police Nationale pour que la situation dégénère.

– Les Koglweogo armés ont été invités sur certains lieux de la manifestation avec tout ce que cela pouvait impliquer comme risque.

Par conséquent, l’Opposition Politique :

– dénonce avec force le refus de réceptionner la déclaration préalable de manifestation des initiateurs de l’activité au mépris de l’Article 7 de la Constitution Burkinabè consacrant le droit de manifestation et la Loi N°22 du 21 octobre 1997 portant liberté de réunion et de manifestation sur la voie publique ;

condamne vigoureusement cette violente répression dans un Etat de droit, ayant occasionné plusieurs blessés auxquels le CFOP souhaite un prompt rétablissement.

– Dénonce la présence inopportune et dangereuse des Koglweogo dans un contexte social très fragile.

– Condamne sans réserve les destructions de biens publics et privés qui ont été enregistrés ;

– dénonce vigoureusement les arrestations arbitraires et exige la libération sans délai de tous ceux qui ont été injustement arrêtés. En tout état de cause, l’Opposition Politique réaffirme son attachement à l’Etat de Droit et aux libertés individuelles et collectives, et met en garde le Pouvoir du Président Roch Marc Christian Kaboré contre toutes dérives en la matière.

Lundi 29 novembre 2021

Wend-Venem Eddie Constance Hyacinthe KOMBOÏGO

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B24 Opinion

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