Burkina Faso : La révolution financière se poursuit chez Sank Business

Sank business brise la barrière liée à son utilisation. Désormais, plus besoin d’un smartphone ou de l’internet pour faire des transactions. La plateforme met à disposition de ses utilisateurs des cartes pouvant les aider à faire leurs transactions. Le mercredi 1er décembre 2021, Sank business a décidé de supprimer les frais de retrait qui étaient à 1% jusqu’en janvier 2022.

Sank business est-elle en train de réussir son pari de faciliter la liberté financière au Burkina Faso ? Ce que l’on sait, c’est que cette plateforme portée par des jeunes burkinabè met désormais des cartes à la disposition des utilisateurs pour faire leurs transactions. Ce qui fait qu’aujourd’hui sans un smartphone ou sans internet les utilisateurs peuvent faire leurs transactions à l’aide de leurs cartes.

La carte Sank permet aux utilisateurs de faire des transferts et des retraits

Le prix de cette carte sera communiqué dans les prochains jours. Les premiers responsables de la plateforme indiquent qu’ils procéderont bientôt à des campagnes de sensibilisation en vue de vulgariser la carte. Cependant, ils rassurent que la carte sera à un prix abordable afin de donner la chance à tout citoyen burkinabè de pouvoir l’obtenir.

Jules Kader Kaboré, promoteur de Sank business

Concernant la carte, elle est sécurisée, munie d’un code QR, et elle est liée au compte de l’utilisateur. En cas de sa perte, il suffit de signaler pour qu’on refasse une autre, rassurent les premiers responsables de la plateforme. À noter que la carte n’a pas un délai d’expiration. « La carte est vraiment accessible, vous aurez toutes les informations bientôt. Retenez qu’elle est vraiment accessible« , a affirmé le promoteur de Sank, Jules Kader Kaboré.

En outre, Sank a aussi opté de supprimer les frais de retrait qui jusqu’ici étaient à 1%. Ce, jusqu’au 5 janvier 2022. Selon Jules Kader Kaboré, la plateforme va continuer à travailler sur cette lancée afin que la liberté financière au Burkina Faso qu’elle prône soit effective.

Sank business a aussi à cette occasion présenté un de ces nouveaux produits qui destiné à faciliter la gestion dans les night clubs, bars et autres lieux de loisirs. Il s’agit de Sank entreprise plateform.

« Et avec l’appui des Burkinabè, nous pensons que ça va aller, on a rien à craindre« , a-t-il lancé. Jusqu’ici, selon les promoteurs, rien n’est fait de la part des autorités pour un probable accompagnement mais ils affirment avoir des démarches en cours dans ce sens afin d’obtenir l’accompagnement des autorités. Ils disent avoir reçu des promesses mais rien de concret n’a été encore fait.

S’agissant de certaines propositions de collaboration faites par certains hommes d’affaires de la place, Jules Kader Kaboré a confié qu’il a appris la nouvelle par la voie des réseaux sociaux mais jusqu’à présent aucun contact téléphonique ou physique n’a été enclenché.

« On a vu tout ça comme vous sur les réseaux sociaux. Effectivement, ils ont cette volonté d’appuyer l’initiative. Et pour nous, c’est une fierté parce que l’on se rend compte qu’il y a des hommes d’affaires dans ce pays qui voient ce que l’on fait et qui veulent soutenir l’initiative. Pour l’instant, il n’y a pas de contact physique, on pense que les jours à venir, ça pourrait se faire« , a-t-il renseigné. 

Dramane Tiendrébéogo, directeur général de Sank

Dramane Tiendrébéogo, directeur général de Sank, a rappelé que cette plateforme a été conçue à partir d’un constat. Il relate qu’un jour, lui et son ami, Jules Kader Kaboré à l’époque qu’ils avaient commencé d’abord à mettre au point une plateforme qui donne l’information du Burkina en temps en réel.

Les faits remontent à 2018. Alors, après la cérémonie de lancement de cette plateforme, ils s’étaient rendus compte qu’ils avaient dépensé assez d’argent dans les transferts, c’est là dans leurs discussions qu’est né le projet qui, aujourd’hui devient une réalité.

Selon toujours Dramane Tiendrébéogo, Sank est aujourd’hui présent dans 30 villes du Burkina Faso et emploie directement plus de 70 personnes.

Willy SAGBE
Burkina 24

Écouter l’article

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page