Fêtes de fin d’année au Burkina : L’alcootest sera mis en œuvre par les FDS sur le terrain

Le premier responsable du commissariat central de la police nationale, Aimé Salvador Bougma a annoncé ce vendredi 24 décembre 2021, le déploiement de 3000 agents pour la sécurisation des fêtes de fin d’année. Il a également  fait le point des opérations effectuées depuis le mois de novembre. 

 Le commissariat central de la ville de Ouagadougou  organise conjointement avec d’autres unités dont  la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS), la Brigade Anti Criminalité (BAC)  et les commissariats d’arrondissement, depuis le 1er novembre 2021, des opérations de patrouille de bouclage des zones criminogènes de contrôle de véhicule, fouille de véhicules et de contrôles d’identité. Les résultats de ces opérations ont été rendus publics ce vendredi 24 décembre 2021,  par le commissaire principal de police Aimé Salvador Bougma.

Plus de 3000 policiers déployés pour la sécurisation des fêtes de fin d’année.

Ces opérations s’élèvent à  26, selon le commissaire principal de police. « 1907 véhicules à 4 roues contrôlés , 117 véhicules à 4 roues mis en fourrière , 817 tricycles contrôlés et 305 mises en fourrière , 3316 engins à deux roues contrôlés et 902 mis en fourrière, 3302 personnes contrôlés dont 82 personnes gardées  à  vue et 22 déférées devant le parquet », dixit le  commissaire principal de police Aimé Salvador Bougma.

Il a noté que pour les 22 personnes déférées, il y a des délinquants qui ont été pris pour des cas de vols et pour des faits de grand banditisme et bien d’autres infractions.

22 personnes déférées dont des délinquants pris dans des cas de vols et du grand banditisme selon, le commissaire principal de police, Aimé Salvador Bougma, premier responsable du commissariat central de la police nationale .

En ce qui concerne la sécurisation des fêtes de fin d’année notamment le 24, le 25 décembre 2021,  plus de 3000 policiers ont été mobilisés pour la sécurisation. « Ils seront déployés dans plus de 110 carrefours. Leur mission essentielle, c’est de sécuriser  d’abord les lieux de cultes, de surveiller les sites sensibles et de réguler la circulation pour permettre aux populations de vaquer librement à leurs occupations », a-t-il déclaré.

Il a également demandé aux populations de respecter les consignes des Forces de défense et de sécurité. « Avant d’être déployés sur le terrain, ils ont été briffés. Nous demandons à la population d’être prudente  et d’être vigilante et dénoncer tous les cas suspects », a-t-il invité.

« Nous avons mis ce dispositif (alcootest) à la disposition de nos éléments ».

En termes de consignes, il s’agit surtout au niveau de la circulation où il y a toujours des soucis, selon lui. «  Il y a des gens qui ne respectent pas le code de la route et lorsqu’ils sont interpellés, il y a des prises de bec alors que c’est des faits qui pouvaient être évités », a-t-il expliqué.

Le même dispositif sera déployé avec les 3000 policiers pour les 30, 31 décembre 2021 et 1er janvier 2022, foi du commissaire principal Aimé Salvador Bougma qui précise que ce dispositif vient renforcer ce qui existait.

Sur le cas de l’alcool, l’alcotest  sera mis en œuvre.  « Nous avons mis ce dispositif à la disposition de nos éléments. Ça sera employé sur le terrain », a-t-il ajouté.

Le commissaire principal de police Ousmane Ouédraogo, chef de service régional de la circulation et de la sécurité routière, a quant à lui laissé entendre que les mesures ont été prises pour les activités qui permettent la lutte contre l’insécurité en matière de circulation routière.

« D’habitude nous occupons 42 carrefours mais actuellement nous sommes allés à plus de 110 carrefours et les horaires ont changé. Habituellement nous sommes là-bas de 6h à 20h, actuellement nous partons jusqu’à 2h du matin. La mission est essentiellement la régulation de la circulation routière, donner les alertes en matière d’accident, prévenir et lutter contre l’alcoolisme sur la voie publique », a-t-il assuré.

Il a conseillé les usagers de se munir de leurs documents car il peut arriver qu’ils  fassent de petits contrôles lorsqu’ils ont à faire à des suspects. Il s’agit surtout des documents d’identité de la personne et de la moto.

« On va l’immobiliser en attendant que son alcool le quitte », a annoncé le commissaire principal de police Ousmane Ouédraogo, chef de service régional de la circulation et de la sécurité routière.

« Actuellement, on ne respecte plus les feux tricolores, c’est la cyber-signalisation. On peut même vous dévier de votre direction en tenant compte du bouchon qui est devant, on vous change de direction. Ça peut créer des ennuis mais il on le fait dans l’intérêt général », a-t-il précisé.

Selon lui, l’essentiel de la mission c’est de prévenir les infractions et ils font  le maximum pour les prévenir à 99%. « Les exceptions même si ça ne donne pas lieu à des sanctions, on ne peut pas permettre à quelqu’un qui est dans un état d’ébriété de continuer sa route. On va l’immobiliser jusqu’à ce que l’alcool finisse et là peut-être on peut faire appel à ses parents pour qu’ils viennent le chercher », a déclaré le commissaire principal Ousmane Ouédraogo, chef de service régional de la circulation et de la sécurité routière.

Alice Suglimani THIOMBIANO 

Burkina 24 

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