Prolongation de la transition au Mali : Des politiques et associations dénoncent sa durée

Ce mercredi 5 janvier 2021, plusieurs acteurs politiques et responsables d’associations se sont réunis à Bamako au siège du Parena pour dénoncer le chronogramme proposé par les autorités, qui prévoit un prolongement de 5 ans de la transition, rapporte RFI.

Acteurs politiques et associations étaient réunis pour aborder la question de la durée de la transition, l’une des recommandations des Assises nationales récemment terminées. Pour Youssouf Diawara, président du cadre des partis, cette transition devrait prendre fin le 27 février 2022.

Une position qui converge avec toutes les organisations présentes et pour qui un retour à un ordre constitutionnel le plus rapidement possible n’est pas négociable.

Djeiba Keita, ancien ministre du Mali, va même plus loin, lui qui a participé à la révolution de 1991 voit dans ce projet de chronogramme à rallonge les « velléités dictatoriales » de la transition. « Ces gens sont venus par la ruse et veulent se maintenir par la ruse. Le peuple malien est debout, personne ne peut faire la dictature comme Moussa Traoré », dit-il.

Toujours selon RFI, un rassemblement a également été évoqué samedi 8 janvier devant le monument des Martyrs pour défendre les principes démocratiques. Une manière aussi de faire une démonstration et marquer la volonté du respect des délais initiaux de la transition par une partie des Maliens à la veille du sommet extraordinaire de la Cédéao.

l’émissaire de la CEDEAO s’est également rendu au Mali, ce mercredi 5 janvier 2022, pour transmettre le message des dirigeants de l’organisation.

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