Burkina Faso : La CENI satisfaite du travail de l’ONI

À la tête d’une délégation de son institution, Elysée Ouédraogo, président de la commission électorale nationale indépendante (CENI) s’est rendu au siège de l’Office national de l’identification (ONI) où ils ont visité toutes les différentes étapes de production des cartes nationales d’identité et des passeports ordinaires, des éléments primordiaux pour s’établir une carte d’électeur. 

La CENI a besoin des données de l’ONI pour l’actualisation et l’élaboration du fichier électoral qui conduit notamment à l’enrôlement des électeurs. Depuis la création de cette structure (ONI), il y a 18 ans, elle dispose d’une base de données de plus 14 000 000 de personnes. Parmi lesquelles, on compte plus de 8 900 000 personnes en âge de jouir du droit de vote, selon le premier responsable de l’ONI.

Aristide Béré, directeur général de l’ONI

«Pour l’année 2021 qui s’est achevée, à la date du 31 décembre, nous avons produit 1 923 000 cartes d’identité. C’est dire donc que nous tournons en plein régime et pour le centre de production de Ouagadougou, nous pouvons aller à 2000 ou 3000 cartes  par jour», a révélé le directeur général de l’ONI, Aristide Béré en informant que les six antennes d’émission des CNIB dont dispose son institution à travers le pays sont à une production d’environ 1000 cartes par jour.

Le directeur général de l’ONI a également relevé qu’à chaque processus électoral son organe fournit des données à la commission électorale nationale indépendante pour l’élaboration et l’actualisation de la liste électorale. Aristide Béré s’est réjoui de la visite des membres de la CENI qui leur permet de s’informer sur les différentes étapes de l’émission des CNIB.

Elysée Ouédraogo, président de la CÉNI dans la salle de production de CENI

Quant au président de la CENI, Elysée Ouédraogo a renseigné que son institution a voulu par cette visite connaître ‘‘In situ’’ comment la machine de l’ONI dont la mission fondamentale est l’identification des citoyens burkinabè fonctionne.

« Comme vous le savez, la loi électorale dit que pour s’inscrire sur le fichier électoral, il faut se munir uniquement de la carte nationale d’identité burkinabè ou d’un passeport ordinaire. À partir de ce moment, nous considérons l’ONI comme étant la structure qui produit les documents d’accès au fichier électoral», a-t-il souligné.

Ainsi, il a poursuivi qu’il était important pour lui et ses collaborateurs de venir s’imprégner des conditions de travail et aussi discuter d’un certain nombre de questions qui préoccupent les deux institutions. Elysée Ouédraogo a indiqué que son institution est utilisatrice des données de l’ONI qui lui servent à la construction du fichier électoral.

Elysée Ouédraogo, Aristide Béré et quelques membres des deux institutions

Pour finir, il s’est dit satisfait de ce passage dans les locaux de l’ONI qui a permis à lui et à sa délégation de s’imprégner de différents mécanismes de contrôle liés à l’établissement des CNIB. Aussi, il a mentionné que la CENI veuille à ce qu’il n’y ait pas de doublon sur la liste électorale. Mais le travail fait à la base par l’ONI rassure, selon Elysée Ouédraogo.

Willy SAGBE

Burkina 24 

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