Burkina : Des élections présidentielle et législatives d’ici novembre 2015

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La réunion de haut de niveau de la CEDEAO sur la transition au Burkina a pris fin tard dans la soirée, ce 5 novembre 2014, par un communiqué final. Les différentes parties ont convenu de procéder à la levée de la suspension de la constitution en vue d’aboutir à la mise en place d’un gouvernement de transition. Les parties ont également convenu de désigner dans l’urgence une « éminente personnalité » pour présider cette transition.

Les parties ont  particulièrement félicité le lieutenant-colonel Isaac Zida et l’ensemble des forces de défense et de sécurité qui ont assuré l’ordre et la loi et aussi accepté de transférer le pouvoir à un organe civil.

Le président en exercice de la CEDEAO s’est montré plutôt confiant quant à la suite. Concernant par exemple les menaces de sanctions qui pèsent sur le Burkina si une transition civile n’est pas mise en place avant deux semaines, John Dramani a dit avoir foi, après s’être entretenu avec des hommes et des femmes qu’il a trouvés «emplis de passion pour leur pays », que la transition sera mise en place d’ici ce week-end.

Quand est-il du grabuge qui  né suite à la présence des représentants de l’ex-majorité lors de la rencontre ? Le président ghanéen dit comprendre cette situation, mais il estime qu’une transition qui est censée représenter toute la société burkinabè ne saurait exclure des « frères et sœurs ».

C’est aux Burkinabè de désigner le président de la transition

En ce qui concerne la désignation de la personnalité qui doit gérer la transition, John Dramani a assuré que les Chefs d’Etat de la CEDEAO n’étaient pas venus au Burkina pour repartir avec un nom. « C’est au peuple burkinabè de désigner cette personnalité », a-t-il indiqué.

Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition politique, a dit être satisfait par la méthode utilisée par les Chefs d’Etat de la CEDEAO, ainsi que la compréhension dont ils ont fait preuve vis-à-vis de la situation du pays.

Ecoutez Zéphirin Diabré

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Diabré a ajouté qu’à l’issue la réunion, une rencontre a eu lieu entre les organisations de la société civile et les partis politiques et un comité a été mis en place pour discuter du choix du président de la transition. « Le délai sera très court », a-t-il affirmé.

Pour le reste, le président ghanéen a assuré qu’ils rendront compte de la situation au sommet extraordinaire de la CEDEAO qui se tient les 6 et 7 novembre 2014 à Accra, et qu’ils seront aussitôt de retour au Burkina pour accompagner les Burkinabè dans la reconstruction de leur pays.

Abdou ZOURE
Burkina24

L’intégralité du communiqué final

Ecoutez le communiqué

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Leurs excellences,

Les Présidents John Dramani de la République Ghana Goodluck Emélé Jonathan de la République fédérale du Nigéria et Macky Sall de la République du Sénégal,

Conformément à l’esprit et à la lettre du protocole AST1/2001 relatif à la démocratie et à la bonne gouvernance, son Excellence John Dramani Mahama, président de la République du Ghana et président en exercice de la CEDEAO, leurs excellences Goodluck Emélé Jonathan de la République fédérale du Nigéria et Macky Sall de la République du Sénégal, ont effectué le 5 novembre 2014 une visite de consultation à Ouagadougou en vue d’aider à la facilitation du dialogue politique suite aux récents évènements qu’a connus le Burkina Faso, à savoir la démission du Président Blaise Compaoré et la dissolution de son gouvernement.

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont reçu le rapport de la mission conjointe d’évaluation Nations Unies, Union africaine, CEDEAO envoyée à Ouagadougou du 31 octobre au 5 novembre 2014. Ils se sont également concertés avec toutes les parties prenantes burkinabè, y compris les leaders des partis politiques, des représentants de la société civile, les chefs religieux et traditionnels ainsi que les forces armées nationales.

Ils ont également consulté le président et les membres du Conseil constitutionnel. A l’issue de ces concertations, les chefs d’Etat et de gouvernements ont pris note des opinions exprimées par toutes les parties prenantes qui ont marqué leur accord sur la nécessité de :

1 – La levée immédiate de la suspension de la Constitution, permettant au Conseil constitutionnel de déclarer la vacance du pouvoir et d’annoncer le processus de la mise en place d’un gouvernement de transition ;

2- La nomination urgente par consensus d’une éminente personnalité civile pour présider la transition ;

3 – La formation d’un gouvernement de transition pour une période d’un an ;

4 – L’organisation d’élections présidentielle et législatives d’ici novembre 2015 ;

5 – La garantie de la sécurité de tous les Burkinabè, y compris les leaders politiques, les membres du gouvernement et de l’Assemblée nationale sortants ainsi que la protection des droits des personnes et des biens ;

6 – La conduite de consultations inclusives entre les leaders des partis politiques, les représentants de la société civile, les leaders religieux et traditionnels ainsi que les forces armées nationales afin d’arrêter la structure et la composition des organes de transition.

Par ailleurs, les chefs d’Etat et de gouvernement ont rappelé l’important rôle que joue le Burkina Faso dans le cadre des efforts visant la paix et la sécurité globale, ainsi que la stabilité politique au niveau régional et continental, en particulier sa participation active dans les missions de maintien de la paix et les processus de médiation.

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont lancé un appel à toutes les parties prenantes pour engager un dialogue en vue de définir une transition cohérente et consensuelle.

Ils ont exprimé leurs condoléances les plus attristées aux familles éplorées et leur sympathie aux victimes de l’insurrection du 30 octobre 2014.

Ils ont également exprimé leur profonde gratitude au lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida et à toutes les forces armées du Burkina Faso pour leur professionnalisme dans le maintien de la sécurité, de la loi et de l’ordre, ainsi que pour leur rôle positif dans la mise en place d’un processus de transition dirigé par une personnalité civile.

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont convenu de rendre compte au sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, prévu à Accra les 6 et 7 novembre 2014.

Fait à Ouagadougou, le 5 novembre 2014

Pour la délégation,

Le Président en exercice de la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO



Abdou ZOURE

Abdou Zouré, journaliste à Burkina24 de 2011 à 2021. Rédacteur en chef de Burkina24 de 2014 à 2021.

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Il y a 43 commentaires

  1. soyons vigilant le president doit etre neutre il n doit pas avoir travailler avec B.compaor? auparavant, kadr? lui doit son poste a la CDEAO dc il est disqualifi?,l’ancien president fut son ami,Marc garango a et? son mediateur de ce fait ils st aussi disqualifi? si ns prenons quelqu’un avec qui il a deja travailler il restera en RCI et il tira les ficelles.je propose 4 personne Luc M Ibriga Chrysosgome(MBDHP) Augustin Loada, Cherif SY.k Dieu benisse le Burkina Faso

  2. j'appr?cie les efforts conjugu?s de part et d'autre de tous les parties pour ramener la paix dans notre cher et beau pays que nous aimons tous. Cependant je ne comprend pas l'acharnement de la toute toute puissante UA
    qui repli les manches de sa chemise pour montrer ses gros biceps au petit ZIDA alors qu'elle aurait d? le faire quelques jours au par avant pour face ? l'ent?tement de l'ex pr?sident. C'est ?a une ?tre forte pour institution ?
    Yakoo

  3. Bonjour les hommes int?gres( Burkinab?), Pourque le nettoyage soit bien propre vous devrez chasser tout les voyous du sol Burkinab?. Le MNLA qui font la pluie et beau temps a Ouaga sinon un jour ils prendront les armes contre vous comme ils l’ont fait avec leur propre pays le Mali . Alors oublier pas de balayer les voyous du MNLA .

  4. Je suis pour Monseigneur ou Marc Garango. Ou encore Kadre D?sire. Il ne faut pas kelkun ki a un pass? sale, kelkun de pos? financierement, kelkun ki a un bon coeur et non rempli d haine

  5. Sage d?cision! Ce ne pouvait en ?tre autrement… messieurs. On ne peut pas, apr?s 30 ans de gestion, sans partage du pouvoir de Balise Compaor?, changer les choses en 4 jours. SVP! Qu’on ne nous demande pas de faire ici, ce qu’on ne peut pas faire ailleurs. De gr?ce nous trouverons “l’oiseau rare” de la transition d’ici ? l

  6. On sait tout ca,il n’a pas besoin de nous dire ca!est-ce que quand eux ils font leurs elections,nous on part mettre notre bouche dedans!y’a koi meme!que Ghana, que Uemoa,que france…vous etiez ou le 30 Octobre?!

  7. s’ils n’arrive pas ? trouver la personne ressource pour la transition moi je propose qu’on choisisse entre l’ancien pr?sident Jean baptist ouedraogo ou lancien mediateur du Faso tiemoko Marc garango pour diriger la transition

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