Militaires en politique : Il faudra désormais démissionner

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Le Conseil national de la transition (CNT) a adopté le 5 juin 2015 une loi portant statut du personnel des forces armées nationales. Cette loi détermine, entre autres, les conditions d’avancement et les droits politiques des militaires. 

Sur ce dernier point, cette loi dispose désormais que tout militaire désireux d’entrer en politique doit démissionner des rangs de l’armée.

L’article 12 de la loi modificative indique en effet ceci :  “Il est interdit aux militaires d’adhérer à des groupements ou associations à caractère politique. Les militaires désirant s’engager en politique sont tenus de demander:

  • leur radiation des cadres des forces armées nationales  s’ils sont militaires de carrière, 
  • la résiliation de leur contrat d’engagement s’ils servent en vertu d’un contrat.”

La seule mise en disponibilité, en vigueur dans l’ancienne disposition, ne suffit donc plus.

« On ne peut plus faire de la politique et puis revenir dans l’armée et porter les galons pour être militaire. Dorénavant, c’est fini. Nous sommes heureux que la loi ait été adoptée. Elle a fait bien sûr l’objet de discussions au niveau du département de la défense », a expliqué  David Kabré, ministre en charge des sports ayant représenté le ministre de la Défense lors de l’adoption de la loi, selon ses propos rapportés par RFI.

Non rétroactive

Cette loi est adoptée alors qu’au moins deux militaires sont déclarés candidats à la prochaine présidentielle. Mais selon l’un des responsables de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA), le parti politique qui soutient la candidature du général Djibrill Bassolé, cette loi n’est pas rétroactive et ne frapperait donc pas leur candidat.



Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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