Fédération burkinabè de cyclisme : Carton vert pour Alassane D. Ouangrawa

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La crise qui mine la fédération burkinabè de cyclisme (FBC) semble être résolue avec le vote de confiance des acteurs de la petite reine au président de la Fédération Burkinabè de Cyclisme Alassane D. Ouangrawa le samedi 5 septembre 2015 au Stade Municipal de Ouagadougou. Un conflit était né au sein de cette fédération suite à la blessure de Salfo Bikienga lors du championnat national de cyclisme.

La majorité des clubs, districts et Ligues ont renouvelé leur confiance à Alassane D. Ouangrawa
La majorité des clubs, districts et Ligues ont renouvelé leur confiance à Alassane D. Ouangrawa

« Depuis l’incident qui a entaché la fin du championnat A, les événements s’enchaînent. En ma qualité de premier responsable du cyclisme, je suis meurtri par l’image que notre discipline,  habituée à apporter des lauriers, a reflétée ».

C’est par ces mots, que le président de la Fédération burkinabè de cyclisme (FBC) Alassane D. Ouangrawa a résumé son désarroi en ouverture de l’assemblée générale extraordinaire pour un vote de confiance des clubs, districts et ligues à son endroit.

50 voix pour Ouangrawa, 2 voix contre

Alassane D. Ouangrawa a quand même eu la confiance de l’assemblée générale extraordinaire. Sur 55 votants, Alassane D. Ouangrawa a obtenu 50 voix en sa faveur, trois voix contre et deux bulletins nuls. Cette large majorité permet à l’actuel président de la FBC et son équipe de continuer son mandat.

Ce vote de confiance s’imposait parce que depuis le dimanche 4 août 2015, une crise de confiance s’est installée après la chute de Salfo Bikienga lors du championnat national A courue sur l’avenue Charles de Gaules.

Ce jour-là, Salfo Bikienga a heurté le car-podium situé juste avant la ligne d’arrivée. Par la suite, Salfo Bikienga a accusé Rasmané Ouédraogo avec qui il était au coude-à-coude de l’avoir bousculé. Ce dernier, coureur de l’équipe Tan Aliz, nie les faits.

Aucun détournement à la FBC

Les partisans de Salfo Bikienga, qui exigeaient une sanction contre Rasmané Ouédraogo, ont accusé la Fédération burkinabè de cyclisme de prendre parti pour lui.

La famille de la petite reine a répondu à l'appel du ministère des sports
La famille de la petite reine a répondu à l’appel du ministère des sports

Par la suite, le conflit s’est enchaîné avec un groupe de frondeurs qui a demandé la démission de Alassane D. Ouangrawa, évoquant le détournement de 35 millions de F CFA et aussi le fait de garder le matériel de la FBC dans son propre personnel. Certains supporters avaient même empêché la tenue d’une course cyclistes le dimanche 23 juillet 2015 sur l’avenue Charles de Gaules de Ouagadougou.

« Certaines accusations portées contre mon équipe et moi ont pu être démenties. Ainsi, le ministère des sports a pu clairement soutenir que le comité exécutif n’a pas fait main basse sur 35 millions comme cela  a été affirmé », a souligné Alassane D. Ouangrawa avant de préciser : « il s’agit de l’argent débloqué pour financer des activités préalablement définies dans le cadre de l’arbitrage budgétaire ».

Place au Tour du Faso

Pour le moment, 22 millions ont été débloqués pour financer des activités. Le ministère des sports avait aussi démenti les affirmations selon lesquelles la FBC a bloqué 50 millions de F CFA destinés à solder les dettes du Tour du Faso.

Selon le ministère des sports et des loisirs, cette assemblée générale extraordinaire s’explique par le fait que c’est les  acteurs eux-mêmes qui ont le « pouvoir pour la  démettre ou lui faire confiance afin qu’elle puisse continuer et terminer son mandat ». Ce mandant de la FBC dirigé par Alassane D. Ouangrawa prend fin en 2016.

Alassane D. Ouangrawa pourra en principe diriger la FBC et organiser le tour du Faso 2015. Le Secrétaire Général du ministère des sports Francis Nakoulma a relevé que « le cyclisme mérite mieux que ce qui nous est présentement offert sur le plateau du spectacle du déshonneur et du ridicule ». Toutefois, il a la conviction que les différentes parties ont trouvé la thérapie idoine pour sauver le cyclisme burkinabè.

Boukari OUEDRAOGO

Burkina24



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