Tahirou Barry au ministère de la culture : Pour le tourisme et contre le terrorisme

Le ministre de la culture, des arts et du tourisme, Tahirou Barry a été installé dans ces fonctions, lundi 17 janvier 2016 par le secrétaire général du gouvernement. D’ores et déjà, il définit sa priorité : « faire face au terrorisme qui ambitionne mettre le tourisme à genoux ».

Tahirou Barry a été installé dans ses fonctions au ministère de la culture, des arts et du tourisme. La passation de service entre le ministre sortant et le ministre entrant, Jean-Claude Dioma, s’est déroulée au sein dudit ministère en la présence des agents.

Le secrétaire général du gouvernement, Thierry Ouattara, chargé de la tâche, a rappelé au ministre entrant la mission a lui confié : «Le président du Faso et son Premier ministre ont placé en vous une grande confiance pour le rayonnement de l’art et de la culture burkinabè. Notre culture est notre plus bien précieux et si nous la perdons, nous perdons notre valeur. Je crois que le choix du chef de l’Etat et du Premier ministre n’est pas un fait du hasard».

Il poursuit en donnant les conseils suivants : « pour vous donner les moyens de réussir votre mission, vous devrez donner le bon exemple et manager votre département avec probité, courtoisie, respect de l’autre, décence, sans faiblesse et avec la fermeté requise ».

Aux collaborateurs et partenaires, il leur a demandé de se remettre au travail et resserrer les rangs derrière le ministre.

Quant au ministre sortant Jean-Claude Dioma, il a été remercié pour le travail abattu pendant la transition. Ce dernier a ensuite dit toute sa disponibilité à accompagner et à prodiguer des conseils à son successeur.

Remerciant son prédécesseur pour sa disponibilité, Tahirou Barry a eu ensuite les mots suivants : « Je ne viens pas ici en Jack Bauer. Je ne viens pas ici avec un bâton magique. Je viens simplement apporter ma modeste contribution, ma modeste volonté dans la marche de notre nation vers l’émergence. Cela suppose beaucoup de dialogue entre nous, beaucoup de concertation. J’ai appris avant de venir ici qu’il y a quelques remous mais rien, absolument rien ne pourra nous empêcher de progresser ».

>>>> Lire aussi : « Il sera souvent obligé de porter l’habit de Jack Bauer»

Pour l’heure, sa priorité, selon ses dires, « c’est de faire face au terrorisme qui a pour ambition de mettre à genoux notre secteur touristique et notre secteur culturel. Nous disons que c’est une épreuve et nous devons nous montrer forts face à l’épreuve, faire preuve d’imagination, faire preuve d’audace et de courage pour repositionner le ministère de la culture sur les chantiers de l’efficacité, de l’efficience et de la grandeur ».

Revelyne SOME

Burkina24


Le discours en intégralité de Tahirou Barry

Burkina24 vous propose en intégralité le discours prononcé par le nouveau ministre de la culture Tahirou Barry, qui a été introduit par le maître de cérémonie en ces termes : « Après un ministre bobo, nous avons à présent un ministre peulh ! Deux parents à plaisanterie et c’est tout l’essence de la culture que nous magnifions et qui raffermit notre solidarité. Agents du ministère, chaque matin vous aurez du lait au petit déjeuner. Je vous le dis, mais sans assurance. Ce dont je suis sûr, c’est que vos agents voudraient entendre vos premiers mots !»

«Je voudrais d’abord préciser qu’avant d’avoir du lait chaque matin, il va falloir que les bobos cotisent pour me permettre d’avoir des bœufs parce que je n’en ai pas !

Sur ce, je tiens à remercier, monsieur le secrétaire général du gouvernement, monsieur le ministre sortant et tous ceux qui ont honoré de leur présence cette cérémonie.

C’est avec émotion que je prends la parole en ces instants solennels parce que je mesure la grandeur de la tâche qui m’attend. Le secteur de la culture, des arts et du tourisme est un secteur qui est à la fois sensible et porteur.

Je mesure l’émotion qui m’anime parce que je remplace une grande personnalité en la personne du ministre sortant qui a su mener de grandes œuvres, qui a su apporter de l’innovation, du dynamisme, qui a fait un travail de qualité et de grandeur en un temps record malgré les obstacles qui ont jalonné toute la transition.

Je tiens à lui dire merci et surtout à solliciter ses précieux conseils parce que je ne viens pas ici en Jack Bauer, je ne viens pas ici avec un bâton magique, je viens simplement apporter ma modeste contribution, ma modeste volonté dans la marche de notre nation vers l’émergence.

Cela suppose beaucoup de dialogue entre nous, beaucoup de concertation. J’ai appris avant de venir ici qu’il y a quelques remous mais rien, absolument rien ne pourra nous empêcher de progresser.

Nous sommes des êtres doués de sagesse et d’intelligence. Nous devons toujours trouver des ressources, des forces pour privilégier l’intérêt supérieur de la nation. On ne doit jamais oublier d’où on vient. Pour qu’il y ait élection, il a fallu qu’il y ait insurrection.

On ne va pas trahir l’esprit du peuple insurgé. Je voudrais qu’ensemble, on ait cette vision, qu’ensemble on privilégie l’intérêt de la nation. J’ai une grande pensée pour ceux qui sont tombés suite à cette attaque lâche qui a frappé notre nation, qui a frappé le cœur de la nation burkinabè.

On doit avoir à l’esprit que l’objectif recherché c’est de mettre notre pays à genoux. On doit refuser de se mettre à genoux. Le secteur touristique doit grandir, le secteur touristique ne doit pas faillir et nous serons là ensemble pour accompagner ce secteur dans sa marche vers le développement, dans sa marche vers l’efficience, vers l’efficacité.

Aux acteurs culturels et artistiques, je leur dis qu’ils constituent des génies, mais il faut faire en sorte que le génie soit créateur. Mais pour que le génie soit créateur, je suppose qu’il faut un minimum d’accompagnement. Et nous en tant que responsables, en tant qu’acteurs du ministère, nous avons le devoir sacré de nous investir à fond, de nous consacrer pleinement à la mission qui nous a été confiée pour permettre à ces génies de se consumer pour éclairer le monde.

Je pense que chacun de nous a cette haute conscience, chacun de nous a confiance de la nécessité d’impulser une nouvelle dynamique et je compte énormément sur vous. Je souhaite qu’on inscrive notre action dans les valeurs de transparence, et j’insiste sur cela parce que ce qu’on a reproché aux autres, il ne faudrait pas qu’on nous reproche cela.

Qu’on inscrive notre action dans les valeurs de transparence, dans les valeurs de probité, de responsabilité, que nous nous approprions toutes les règles déontologiques qui caractérisent notre administration et notre personnel. Je pense que c’est fort de cela que nous allons marcher et que nous allons triompher. Je vous remercie.

Tahirou Barry, ministre de la culture

Propos recueillis par Revelyne SOME

Burkina24



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